Les pays du voisinage libyen, Algérie, Egypte et Tunisie, se sont réunis, dimanche dernier à Tunis, dans le cadre de la réunion ministérielle tripartite pour faire le point sur le dossier libyen. Cette tripartite regroupant les ministres des Affaires étrangères des trois pays a succédé à celle tenue à Alger

en juin dernier puis à celle du Caire en novembre d’après. Abdelkader Messahel, Khemaies Jhinaoui pour la Tunisie et Sameh Choukri pour l’Egypte ont affirmé à cette occasion dans un communiqué final leur soutien au Plan d’action de l’envoyé spécial de l’ONU en Libye, Ghassan Salamé. Ils ont déclaré en appui à la déclaration du Conseil de sécurité, le 14 décembre dernier, que l’arrivée à échéance de l’Accord politique libyen ne doit en aucun cas signifier l’abandon de cette base juridique qui reste le seul cadre pour la recherche d’une solution politique à la crise libyenne. S’agissant des aspects sécuritaires, les ministres ont relevé la gravité de la situation dans la région avec notamment le retour des combattants terroristes étrangers et l’expansion de la menace terroriste et du crime organisé. Face à cette situation, ils ont souligné l’importance de maintenir cette tradition de consultation entre l’Algérie, l’Egypte et la Tunisie sur la situation en Libye et de maintenir un degré élevé de vigilance en vue de faire face à ces défis. 

Ils ont convenu de continuer de favoriser la coordination sécuritaire entre les trois pays en vue d’évaluer les menaces terroristes qui guettent la sécurité et la stabilité de la Libye, des trois pays et des pays voisins et de consolider l’échange d’informations, en outre de détecter le déplacement des éléments terroristes dans la région venant des zones de conflits. Par ailleurs, les ministres ont mis en garde contre la dégradation des conditions de vie du peuple libyen à cause de l’instabilité et la prolongation du processus politique, soulignant la priorité d’assurer le service public au citoyen libyen et d’améliorer les conditions de son quotidien. Les ministres ont convenu de tenir la prochaine réunion à Alger dont la date sera fixée ultérieurement. Réitérant leur refus à toute intervention en Libye, à toute forme d’escalade ou tentative par une quelconque partie libyenne visant à saper le processus politique, les ministres ont réitéré leur attachement à l’unité, à la stabilité et à l’intégrité territoriale de la Libye avant de souligner que la solution politique doit être libyenne et émaner d’une volonté et d’un consensus de toutes les composantes du peuple libyen sans exclusive ou discrimination.