PAR INES DALI
Quelques jours après le retour de la délégation de la Confédération algérienne du patronat citoyen (CAPC) d’Abidjan, la capitale de Côte d’Ivoire, ses membres se sont rendus, hier, à Annaba, pour la tenue d’une rencontre régionale avec les opérateurs économiques de l’est du pays sur le thème «L’investissement : pour une croissance durable». Cette rencontre de vulgarisation se veut «un espace d’échanges autour du nouveau cadre réglementaire de l’investissement» et «son impact» sur l’Algérie, son économie, les entreprises et les potentiels partenaires étrangers, selon le président de la CAPC, Mohamed Sami Agli.
Il a affirmé, dans ce contexte, la résolution de la Confédération à «poursuivre» son «approche basée sur le dialogue et la concertation avec les pouvoirs publics en tant que partenaire constructif et fiable». Cela dans le but de «faire progresser l’économie nationale et d’aller vers la diversification des partenariats et des échanges avec les pays du continent africain», a-t-il déclaré devant une assistance de plus de 300 participants entre opérateurs économiques, experts, financiers, universitaires et autres venus des wilayas d’Annaba, Skikda et Souk Ahras. La nouvelle loi sur l’investissement ainsi que les décrets exécutifs qui l’ont accompagné ont été présentés et expliqués aux participants lors de la première table ronde qui avait pour thème «Le nouveau cadre juridique de l’investissement». Pour la Confédération, la nouvelle loi, qu’elle qualifie d’importante, constitue «un gage de confiance et un facteur clé pour garantir la réussite du processus de relance» de l’économie algérienne, car les résultats devraient déjà être perçus «à court terme».
Le nouveau texte régissant l’acte d’investir va permettre d’«instaurer un climat des affaires sain et inciter les investisseurs à des prises de risque devant aboutir à la création d’entreprises, de nouveaux emplois ainsi que d’assurer la croissance». Les différents intervenants ont mis l’accent sur les dispositions de cette loi qui, ont-ils indiqué, «garantit stabilité, transparence et attractivité». Ils ont également plaidé pour «la poursuite des réformes structurantes» à même de relancer l’économie nationale». Il s’agit notamment de la réforme financière et de la mise en place de l’Agence nationale devant prendre en charge la question du foncier industriel.

La poursuite des réformes attendue
«Nous comptons accélérer le rythme des réformes accompagnant le climat des affaires, qui sont inévitable et nous citons notamment les réformes financières et bancaires, la loi sur la monnaie et le crédit, ainsi que l’Agence nationale du foncier Industriel», a souligné Sami Agli pour indiquer aux opérateurs économiques que les actions qui encouragent l’acte d’investir et l’amélioration du climat des affaires vont se poursuivre. Pour lui, ce sont «autant d’éléments d’une grande importance pour les investisseurs afin de les accompagner dans leurs projets ou dans le développement des projets» existants. L’accent a également été mis sur la présence des institutions algériennes sur le marché international, à l’instar des banques, que ce soit pour l’investissement, le partenariat ou l’export. C’est ce qui a été débattu dans la deuxième table ronde intitulée «La promotion des exportations dans le cadre de la Zlecaf». Une occasion pour la CAPC de rappeler que la Zone de libre-échange continentale africaine représente «une véritable opportunité pour les entreprises algériennes exportatrices et un atout pour promouvoir le commerce inter-africain». Pour leur part, les opérateurs économiques ont plaidé pour «la sécurisation des moyens de paiement» et «le renforcement et la diversification des moyens logistiques». Dans la table ronde consacrée au «Développement local, levier de croissance», les intervenants ont mis en exergue l’importance du développement local en tant que «facteur déterminant pour la création de richesse et d’emplois dont l’enjeu est le bien-être économique et social de la population». Ils ont appelé à une synergie entre les opérateurs économiques et les autorités locales car «le développement économique national passe par le développement local». Quant à la table ronde ayant pour thème «La jeunesse algérienne… Une opportunité», le plaidoyer du président de Jil’CAPC, Ammar Khadraoui, était dans le sens de promouvoir la «libre-initiative», affirmant que l’Algérie sera «également portée par une jeunesse ingénieuse qui lie parfaitement volonté, dynamisme, résilience et innovation». Tout en notant que la nouvelle loi sur l’investissement a corrigé bon nombre de lacunes, le président de la CAPC a tenu à rappeler que les opérateurs économiques ont été impliqués dans sa formulation. «La rencontre d’aujourd’hui est une étape de plus pour contribuer à instaurer un climat des affaires attractif, d’autant que notre pays dispose de toutes les capacités qui le qualifient pour être un réceptacle d’investissements nationaux et étrangers dans tous les domaines», a relevé M. Adli, citant les ressources naturelles et leur diversité, la position stratégique de l’Algérie, outre ses ressources humaines, universitaires et main-d’œuvre qualifiée, qui sont autant de facteurs encourageants et une valeur ajoutée pour l’économie nationale. <