Correspondance particulière de Hassen Belhouari
Dans cet ouvrage de 114 pages, édité par les éditions du Net, Mohamed Medjahdi, journaliste au quotidien Horizons, nous plonge dans le riche passé de cette cité millénaire, la perle du Maghreb, comme beaucoup de chroniqueurs anciens l’appelaient. «Ce ne sont point des données historiques, mais simplement un voyage dans le temps à travers la cité des Zianides, réputée à l’époque comme un sanctuaire du savoir avec l’une de ses madrasas les plus célèbres, la Tachfiniya, dont le rayonnement culturel s’était propagé jusqu’à l’Orient et l’Andalousie», dira l’auteur.
Mohamed Medjahdi évoque Tlemcen qui joua, à travers les âges, un rôle majeur dans l’histoire méditerranéenne tant sur le plan politique, économique, religieux que culturel. «Capitale politique et intellectuelle par excellence, foyer de la pensée religieuse, la cité a vu se développer à travers les siècles les sciences et les arts compte tenu de sa proximité avec l’Andalousie. Plusieurs savants et intellectuels de renommée et d’importance ont vécu et/ou étudié à Tlemcen, parmi lesquels de grands savants soufis tels Abou Médiene Chouaib et Mohammed Ibn Youcef Essenouci.
«Tlemcen est aussi un grand musée à ciel ouvert et son registre patrimonial demeure riche et très divers. Il comprend entre autres la plus grande part des biens culturels arabo-musulmans de l’Algérie», souligne l’auteur, qui rappelle que l’histoire de la ville commence à partir du VIIe siècle pour voir défiler les plus grandes dynasties maghrébines, Idrissides, Almohades, Almoravides, Zianides… La prise de la ville par les Almoravides, au XIe siècle, marque une étape décisive dans son évolution puisque Tlemcen est élevée au rang de ville royale et s’affirme comme pôle dont le prestige a survécu au passage du temps et des siècles.
L’occupation permanente de la ville par les Français, en 1842, lui a fait subir toute une série de modifications importantes sans jamais faire disparaître son cachet ancestral. «L’une des chances de Tlemcen est d’avoir conservé de son glorieux passé une série de très beaux monuments, des mosquées surtout», relève Mohamed Medjahdi
Autres chapitres comme «Le Règne de Yaghmoracene Beni Ziane, premier roi de Tlemcen» et le parcours de quelques savants comme Al Maqqari, la nuit du Mouloud à El Mechouar… ont été brossés par l’auteur qui a clôturé son ouvrage par un poème : A te chanter, Tlemcen, rien n’abattra mon zèle
Je me voue à ta gloire aujourd’hui sans retour, Car je t’aime vois-tu, d’un fanatique amour
Et si belle sois-tu, je te rêve encore plus belle.