La pandémie de coronavirus, qui semble s’être irrémédiablement installée dans le temps, aura contraint les sociétés à changer d’habitudes. C’est désormais admis, la crise sanitaire laissera derrière elle une nouvelle réalité. Les Etats, dont les pays sont touchés, seront appelés à dé-confiner de façon progressive. Il s’agit absolument de revenir à une situation plus supportable. Desserrer la pression d’une situation qui risque d’engendrer plus de dégâts que le mal lui-même. Il est remarquable qu’une minorité n’aura pas respecté les règles de confinement sanitaire. Mais il faudrait particulièrement se féliciter que la majorité des Algériens se sont conformés aux dures conditions du confinement avec une discipline inédite. Du jamais vu. Il est, aujourd’hui, certain que le retour à un fonctionnement « normal » ne se fera pas sans exigences sanitaires draconiennes. Désormais, il faudra réfléchir à des manières nouvelles de combattre le virus. Le retour aux habitudes d’avant est aujourd’hui sérieusement remis en question. Il semble probable que les Algériens seront désormais soumis à des règles de distanciation dans leur vie de tous les jours notamment, pour les prochains mois. Le gouvernement sera irrémédiablement tenu d’aider les plus vulnérables et dont les emplois ont été sérieusement ébranlés. Il s’agit de sauver les entreprises et les fonctions. Une mission qui s’annonce particulièrement ardue. C’est que l’environnement économique et commercial national ne brille guère par l’organisation. Le fait que des populations non négligeables vivent dans la sphère informelle complique tout dispositif d’aide et de compensation provisoire. Les journaliers vivent, par exemple, cette situation dans la difficulté. Et comme la consommation a subi un ralentissement remarqué, ce sont des pans entiers du tissu productif qui subissent les conséquences. De plus, à la veille de Ramadhan, habituellement période de grande consommation, des inquiétudes se font ressentir. Les Algériens, qui attendent avec espoir la fin de cette situation d’exception, savent qu’ils doivent s’armer de patience.