Le dispositif actuel de confinement ainsi que l’ensemble des mesures en cours contre la pandémie du coronavirus ont été de nouveau reconduits pour une période supplémentaire de dix jours. Les Algériens devront être encore patients jusqu’au 29 avril. Une date qui sera assurément prolongée encore une fois, tant la situation est loin d’avoir dépassé le cap du danger. A la veille du mois béni de Ramadhan, il y a lieu de sérieusement s’interroger sur des mesures qui pourraient s’avérer encore plus draconiennes durant une période de l’année pas comme les autres. Il est évident que c’est la première fois que les Algériens seront soumis à des restrictions de mouvement dans l’espace public durant un mois d’habitude propice aux sorties et autres rassemblements festives notamment en nocturne. Le mois béni étant également une période de grande consommation, il y a lieu de s’interroger sur l’activité et l’effervescence qui ont déjà commencé autour et dans les marchés et autres centres commerciaux. De véritables foyers de propagation du virus si des règles strictes ne sont pas rapidement imposées. Il est vrai que les Algériens sont en attente empressée de voir le bout du tunnel d’une période de confinement difficile, pour pouvoir enfin reprendre une vie normale. Une vie « normale » qui s’annonce déjà avec des restrictions évidentes et des règles qu’il faudrait intégrer. Dans quelles conditions et prescriptions devrait reprendre un certain nombre d’activités dans l’espace public comme le transport ? Comment organiser de nouveau le circuit et les postes de travail ? A toutes ces questions, le gouvernement devrait déjà préparer des réponses avec les mesures qui devraient inéluctablement suivre un éventuel déconfinement. Un déconfinement qui ne sera possible que si « les citoyens adhèrent fortement à la discipline générale exigée par la situation », recommande le gouvernement. Rappelant que seuls la vigilance citoyenne et l’esprit de responsabilité individuelle et collective décideront de l’allègement d’un confinement de plus en plus dur.