A quoi ressemblera le plan d’action que le gouvernement Djerad dévoilera aujourd’hui et qui servira à la mise en œuvre du programme du Président de la République ?
Dans un communiqué des services du Premier ministre, où a eu lieu hier une réunion ayant eu pour ordre du jour le « seul point » du plan, il est indiqué que le « document finalisé (…) a donné lieu à une dernière lecture ainsi qu’à des propositions émanant de certains départements ministériels pour les parties qui les concernent ».

Par Lyes Sakhi
Dans son intervention à l’issue de cette réunion, le Premier ministre a fourni des indications qui permettent à l’opinion de savoir que « le Plan d’action du gouvernement ne constitue pas, en soi, un plan détaillé dans lequel seraient énumérées toutes les actions à venir des secteurs, avec des objectifs quantitatifs et un échéancier de réalisation ». A ce propos, M. Abdelaziz Djerad estime plus indiqué est de le considérer comme « point d’ancrage d’une méthode pour le gouvernement dans son approche visant à assurer la prise en charge des besoins de développement du pays, dans leurs différents volets». Ceux qui s’attendent à une feuille de route détaillée devront donc corriger leur impression pour s’en tenir aux engagements formulés par le chef de l’Etat et dont le plan s’en inspirera, a déjà prévenu le Premier ministre lors de précédentes déclarations. A comprendre ce qu’il affirme dans le communiqué publié hier par ses services, il est attendu que les ministres fassent correctement leur travail sur le terrain sur la base de feuilles de route respectives avec le plan d’action comme source d’inspiration ou « point d’ancrage» comme il est souligné dans le document d’information.
Selon le communiqué, M. Djerad « a appelé l’ensemble des départements ministériels à œuvrer à affiner les politiques et les programmes à mettre en place en les déclinant, dans le détail, sur leurs feuilles de route respectives qui seront établies après l’adoption du plan d’action par les deux chambres du Parlement». Après adoption par son gouvernement du plan d’action, il « a tenu à faire un rappel des dernières directives et instructions émises par le Président de la République et relatives à la nécessité d’œuvrer, en priorité, à la prise en charge des besoins et attentes urgentes des populations, notamment celles vivant dans les régions reculées ou enclavées du territoire national et ce, dans le sens d’une plus grande efficacité de l’action gouvernementale ».
A ce titre, dit-on dans le communiqué, « et pour y répondre de manière effective, le gouvernement veillera, chaque fois que nécessaire, à initier des actions urgentes pour faire face à des situations de dysfonctionnements des services publics, à l’instar de la solidarité de proximité, des urgences médicales et des services de maternité».
Des mesures contre l’insécurité routière, en attendant un dispositif de « plus grande insistance»
Pour ce qui est de la problématique de la sécurité routière et le durcissement des mesures à l’encontre de tout comportement criminel dans la conduite, le Premier ministre a appelé les ministres concernés à engager sans attendre les actions à même de permettre de réduire les conséquences néfastes et bouleversements qui en découlent sur les vies humaines ainsi que sur le quotidien des blessés et des familles ». « Dans l’attente de la mise en place d’un dispositif coercitif de plus grande consistance, plusieurs mesures ont été prises avec effet immédiat ».
Il s’agit d’ « effectuer, à titre conservatoire, le retrait immédiat des documents d’exploitation des transporteurs à l’origine de ces accidents » ; de « renforcer les brigades mixtes entre les services relevant des directions de transports de wilaya (DTW) et les services de sécurité pour effectuer des contrôles inopinés sur l’ensemble du réseau routier » ; de « renforcer les moyens liés à l’expertise des activités de contrôle technique des véhicules. Il est également question de « contraindre les transporteurs exerçant sur les lignes de longue distance à utiliser le principe du deuxième conducteur et à respecter le temps obligatoire de conduite et de repos ». D’ « engager des opérations d’inspection, sur l’ensemble du territoire national, en direction des gares routières, des stations et autres espaces dédiés au transport de voyageurs pour vérifier l’état des moyens de transport en commun, ainsi que le respect de la réglementation par leurs propriétaires et conducteurs.-Il est demandé également la « mise en place d’un fichier, par wilaya, de l’ensemble des conducteurs de transport de personnes et de marchandises pour assurer un suivi particulier de ceux ayant été à l’origine d’accidents ». S’agissant de la préoccupation du Président de la République relative à la régularisation de la situation juridique des journaux électroniques domiciliés en Algérie, « le Premier ministre a exprimé son souhait de concrétiser dans les meilleurs délais cette décision. A cet effet, il a appelé le ministre de la Communication à engager, en concertation avec les parties habilitées, les procédures et modalités pratiques et réglementaires permettant à cette catégorie d’organes de presse utilisant le support électronique d’intégrer le paysage médiatique national, tel que déjà consacré par la loi, dans le strict cadre des dispositions de cette dernière, de la déontologie et de l’éthique de la profession ». n