«Nouvelles de l’archéologie algérienne», revue annuelle du CNRA, publiera des articles d’auteurs de disciplines différentes (archéologie, géologie, géomantique, architecture, anthropologie, histoire, muséologie, philologie), ainsi que des «dossiers thématiques», des comptes rendus d’ouvrages, des «contributions de chercheurs permanents du Centre en français et en arabe», ou des informations sur des événements concernant la discipline (colloques, expositions, conférences, revues nouvelles…).

«Nouvelles de l’archéologie algérienne» est une revue annuelle publiée par le Centre national de recherche en archéologie, dont le premier numéro est paru récemment. Se voulant ancrée dans une «réalité territoriale» et exprimant une «ouverture pluridisciplinaire», cette publication aspire à être/devenir «un lieu privilégié de recherche et un carrefour de débats portant sur le patrimoine archéologique et muséologique de l’Algérie antique, médiévale et ottomane», peut-on lire dans l’éditorial de cette revue, signé par Toufik Hammoum, directeur du CNRA, et Sabah Ferdi, rédactrice en chef pour ce numéro. Ainsi, «Nouvelles de l’archéologie algérienne» publiera des articles d’auteurs de disciplines différentes (archéologie, géologie, géomantique, architecture, anthropologie, histoire, muséologie, philologie), ainsi que des «dossiers thématiques», des comptes rendus d’ouvrages, des «contributions de chercheurs permanents du Centre [CNRA] en français et en arabe», des informations sur des événements concernant la discipline (colloques, expositions, conférences, revues nouvelles…), ou encore des articles de «jeunes chercheurs auteurs de mémoire ou de thèses [afin] d’exposer brièvement les résultats de leurs recherches». Les éditorialistes précisent, en ce qui concerne la genèse de ce projet, que «le domaine de la recherche archéologique est riche et complexe». Cependant, «il est demeuré longtemps en marge de la vulgarisation et de la diffusion de l’information sur ses réalisations. Il est donc resté limité aux chercheurs et aux initiés. Or, la recherche dans cette filière a pris de l’essor (…). Une riche documentation se constitue, notamment dans des périodes qui furent négligées au XIXe siècle et au début du XXe, qu’il devient impératif d’en informer ‘sommairement’ des résultats, en attendant la reparution du Bulletin d’Archéologie algérienne». En outre, cette revue s’appuie sur un comité scientifique, composé d’experts qui ont un mandat non renouvelable de 3 ans, et sur un comité éditorial. «Chaque article reçu sera envoyé à, au moins, deux lecteurs différents, sous forme anonyme. Ils seront invités à donner un avis détaillé. Si des lecteurs se trouvent d’accord pour une publication, celle-ci s’effectuera. S’il y a divergences d’opinions, l’article sera renvoyé à son auteur accompagné de commentaires (anonymes) du comité éditorial», précise-t-on. Au sommaire de ce premier numéro, des contributions sur les «Fouilles, restauration et réhabilitation d’un édifice religieux : cas de la mosquée de Sidi El-Kebir de Collo (Skikda)», sur «Les fortifications d’El Djazaïr el mahroussa : bordj Merset eddeben el Djadid», ou encore sur «Les fortifications byzantines de la ville de Tébessa» (une contribution en langue arabe, la seule de la revue). On retrouve également des articles sur la «Grotte préhistorique de Retaimia», sur une «Découverte fortuite à Cherchell», sur «La fouille de sauvetage au palais du Dey», ou sur les «Menaces sur des sites d’œuvres rupestres dans la région de M’Sila». On peut lire également dans ce numéro un article sur «l’archéo-sismologie» et un dossier sur la «Recherche archéologie et [les] technologies nouvelles», ainsi que des notes de lecture sur «Les mosquées d’Alger» de Samia Chergui, «Cirta-Constantine» de Nacéra Benseddik ou encore sur «Les thermes antiques». Enfin, concernant la périodicité, les éditorialistes de ce premier numéro indiquent qu’elle est «annuelle», dans un premier temps : «l’avenir montrera s’il est souhaitable de faire davantage».