Le parti politique Jil Jadid a tenu, hier à Alger, son congrès national ordinaire. Son premier depuis la délivrance de l’agrément pour le parti de Sofiane Djilali le 18 février 2012.

Après la présentation durant la matinée des activités internes du parti et les actions politiques, les travaux se sont poursuivis à huis clos durant l’après-midi. Il y avait à l’ordre du jour le renouvellement des instances dirigeantes du parti et l’adoption du programme politique.
Le président du parti Sofiane Djillali est le seul candidat à sa propre succession à la tête du parti, avons-nous appris hier auprès de la chargée de la cellule de communication du congrès, Wassila Saoudi.
« Nous avons fixé le dépôt des candidatures pour le poste de président du parti à copte du mois de décembre 2015 au 15 février en cours. Nous n’avons reçu que celle du président sortant Sofiane Djillali qui remplit les critères fixés», nous a-t-elle déclaré. Dans un long discours, Sofiane Djillali a lu le projet de société élaboré par les cadres et militants du parti. Il a insisté sur le fait que le projet n’est pas restreint au seul parti Jil Jadid ou aux partis politiques, mais il est destiné à l’enrichissement que peuvent lui apporter les représentants de la société civile, l’élite et la société dans son ensemble». « Notre congrès se déroule conformément à l’agenda du parti et il ne colle pas à l’agenda officiel. Le parti Jil Jadid a accompli un parcours important en plus des étapes importantes au sein de l’opposition», a enchaîné Djillali. Faisant la synthèse du projet de société soumis à approbation, le président de Jil Jadid a notamment insisté sur les notions « d’identité nationale et d’amazighité, de la place de l’Islam sur la scène politique » et bien évidemment sur l’une des revendications essentielles de l’ex-membre de la CNLTD et de l’ICSO, qu’il a quitté en juin 2016, à savoir « une transition politique et le départ du régime actuel» qu’il n’a cessé de rappeler lors de son intervention. En fait, Jil Jadid en appelle à la mobilisation de la société civile là où les partis de l’opposition l’on trahi. Le boycott des élections législatives est l’autre sujet abordé par Jil Jadid. Un sujet qui mérite une campagne intense de sensibilisation et de mobilisation même s’il paraît évident que cet appel au boycott n’a de fervents défenseurs que parmi les abstentionnistes avérés et qu’il ne présente guère un motif de lutte pour les ex-compagnons de Sofiane Djillali au sein de l’opposition. Le parti Jil Jadid a participé aux élections législatives de 2012 en présentant 42 listes. Aux élections locales de novembre 2012, il a présenté 77 listes pour comptabiliser en fin de compte 100 000 voix et 122 élus locaux dont quelques présidents d’APC. Jil Jadid s’est présenté également à la présidentielle de 2014, avant de faire marche-arrière et se désister, contestant l’entrée en cours du président Abdelaziz Bouteflika pour un quatrième mandat. Le parti de Sofiane Djilali entend peser de son poids en faveur du boycott du scrutin du 4 mai 2017. Il compte non pas sur ses ex-alliés mais sur une vague idée que l’électorat est déjà échaudée par les scrutins précédents et les cas de fraude qui les ont émaillés.