La course aux élections législatives du 4 mai prochain est entamée depuis la convocation du corps électoral par le président de la République le 2 du mois courant, mettant ainsi en branle le processus de renouvellement, pour un mandat de cinq ans, de la composante de la chambre basse du Parlement.

Une élection, qui intervient, rappelons-le, au lendemain de l’adoption d’une nouvelle loi électorale qui impose un certain nombre de critères d’éligibilité pour les postulants à la députation. Il s’agit notamment de la condition d’obtention de 4% des suffrages exprimés lors des législatives précédentes, prévue dans l’article 73 de la même loi dont l’annulation a été suggérée par bon nombre de partis politiques. Ce ne sera pas l’unique « nouveauté » pour ce rendez-vous électoral. Selon le ministère de l’Intérieur, les partis prétendants sont tenus d’être présents dans toutes les circonscriptions du pays. En effet, le directeur des Affaires juridiques et des Libertés publiques au ministère de l’Intérieur, qui intervenait hier, sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale, a estimé que face aux 71 formations politiques à avoir été agréées, il fallait avoir une « meilleure visibilité du paysage politique » et amener, ainsi, tout parti aspirant « au pouvoir » à être présent dans toutes les circonscriptions du pays. « Il ne s’agit nullement d’une mesure visant à exclure quelque prétendant que ce soit », a cependant rassuré Lakhdar Amara. Plus explicite, le même responsable a rappelé que « dans un passé très récent », il y avait beaucoup de « listes indépendantes » qui, pour « contourner les souscriptions », se faisaient parrainer par des partis politiques et en échange, des partis sans ancrage dans le pays, faisaient appel à ces listes pour être « présents » dans le paysage politique. Le représentant du département de Bédoui a, par ailleurs, abordé la transparence de ce scrutin et de la « neutralité » de l’administration à son égard. « Ces deux points sont inscrits dans la Constitution », a-t-il dit à ce propos, rappelant la mise en place récente de la Haute instance indépendante de surveillance des élections, constituée de magistrats et de personnalités indépendantes. « Elle est érigée au rang d’institution constitutionnelle dotée de larges prérogatives avant, pendant et après le scrutin », a soutenu le directeur des Affaires juridiques et des Libertés publiques au ministère de l’Intérieur. A propos de l’organisation du scrutin, Lakhdar Lamara a affirmé, d’autre part, que toutes les dispositions techniques et administratives ont été mobilisées pour en assurer la réussite, relevant que l’un des aspects le plus important est relatif à l’assainissement du fichier électoral.
Enfin, le même responsable a rappelé que sous réserve d’être âgé de 25 ans et plus, de posséder la nationalité algérienne, de n’avoir pas fait l’objet d’une condamnation et d’être en règle vis-à-vis du Service national, toute personne peut se porter candidate à ces élections. Aussi, les candidats aux législatives du 4 mai prochain doivent répondre à un certain nombre de conditions strictes, définies par la loi organique relative au régime électoral du 25 août 2016, pour pouvoir postuler à un siège à l’Assemblée nationale populaire (APN). Ce dernier doit avoir la nationalité algérienne, être inscrit dans la circonscription électorale dans laquelle il se présente. Dans cette élection, sont exclus à la candidature, pendant l’exercice de leur fonction et pour une durée d’une année après leur cessation de fonction, notamment le wali, le wali délégué, le chef de daïra, le secrétaire général de wilaya, le magistrat, l’ambassadeur et le consul général.