Les éditions Média-Plus misent sur les premiers textes, en éditant en ce mois de février deux premiers romans et un premier récit.

Les éditions algériennes Média-Plus basées à Constantine participent à la 23e édition du Maghreb des Livres de Paris, dédié cette année aux lettres algériennes, et prévu le week-end prochain (les 18 et 19 février) à l’Hôtel de Ville, avec dix ouvrages et quatre auteurs qui seront en signature. Parmi les auteurs qui dédicaceront leurs ouvrages et rencontreront leur public, Mohamed Achraf Bouaoune, étudiant algérois de 20 ans, lauréat du concours de la nouvelle 2016, qui signera le recueil de nouvelles fantastiques «Les feux du stade» (éditions Média-Plus, novembre 2016). Outre cette participation au rendez-vous parisien qui réunira une bonne centaine d’auteurs autour de rencontres, hommages, conférences, débats, séances de dédicaces, Média-Plus publie quatre nouveautés ce mois de février. Samir Benmalek publie sa première œuvre littéraire sous la forme d’un récit intitulé «Les faiseurs d’oasis». Ce sont quatre nouvelles sur le désert qui invitent à son exploration et découverte. «Le reg, la gara, le sable brûlant, le Tanezrouft implacable, le soleil impitoyable et indifférent, la soif qui guette l’imprudent… monde aussi –naguère– des esclaves, ces fourmis des palmeraies. Mais Samir Benmalek sait égayer cette aridité de son humour, parfois noir, et nous faire découvrir son secret, sa promesse : l’eau cachée sous le sable, source de vie et d’espérance», est-il mentionné dans la présentation. Média-Plus publie également le premier roman de Lynda-Nawel Tebbani intitulé «L’Eloge de la perte». Enseignante et chercheure en Lettres dont les travaux portent notamment sur l’algérianité littéraire, Lynda-Nawel Tebbani signe un texte puissant à travers le «dialogue retardé entre un homme et une femme, abîmés chacun dans sa névrose et la mémoire de ses peurs, dans toutes les errances possibles entre Paris et Constantine». Roman sur l’attente, roman sur la fuite, roman «qui entonne l’apothéose d’une utopie amoureuse et celle de l’absence rythmée par les chants de Constantine, ultime demeure des amours déçues». Armand Vial, photographe et écrivain ayant publié de nombreux ouvrages dont le beau-livre «Ksar Tina» (éditions Sédia, 2014) signe chez Média-Plus le roman «Mon chemin de terre». «Roman ou autobiographie», le texte d’Armand Vial raconte l’histoire d’un fils d’instituteur français en Kabylie que la guerre de Libération change et sort l’enfance. «Ce livre à la fois para-historique, poétique et un brin nostalgique habille de neuf un sujet assez classique, avec en toile de fond des pieds nus sur un chemin de terre…». Enfin, Média-Plus sort ce mois-ci le premier roman de Yacine Loutari. Intitulé «Un rêve arrêté», il est question «du quotidien et des pulsations d’une petite ville au lendemain de l’indépendance de l’Algérie». La mort d’un de ses habitants les plus aimés, un espoir de l’équipe de football local, secoue les habitants du village tranquille. Cette disparition va aussi, et surtout, faire sortir le frère aîné, fou de douleur, de ce que l’on appelle rationalité, logique ou bon sens. Mais l’amour viscéral porté à un petit frère parti trop tôt sans avoir accompli son rêve ne s’embarrasse pas de tout cela».