En déplacement hier à Khemis Miliana, dans la wilaya de Aïn Defla, la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, a motivé la participation de sa formation politique aux législatives du 4 mai par sa volonté de consolider le processus démocratique et montrer que les solutions à la crise multidimensionnelle que connaît le pays existent. Toujours aussi prudente quant à la régularité du prochain scrutin , Mme Hanoune n’en pense pas moins que « les élections du 4 mai prochain seront différentes de celles qui les ont précédées », observant toutefois que « le changement escompté est tributaire de la rupture avec les pratiques qui ont conduit à la déconfiture ». Elle a également dit respecter le choix de chaque formation politique quant à sa participation ou non aux prochaines élections. Evoquant la situation économique du pays, elle a soutenu que « le marasme qui la caractérise est davantage lié à certaines pratiques qui, sous couvert de renfort porté à l’investissement privé, ont été à l’origine de pertes évaluées à des centaines de milliards de dinars ». « Les revenus du pétrole ont certes diminué, mais il n’en demeure pas moins que des pratiques mafieuses à l’image de la surfacturation ou des crédits non remboursés exacerbent la situation compte tenu du fait qu’elles causent un préjudice financier inestimable », a-t-elle ajouté et de se féliciter, par ailleurs, que le gouvernement ait décidé d’interdire l’importation des agrumes, rappelant qu’«au lendemain de l’Indépendance, l’Algérie exportait des oranges à bien de pays européens, émettant le souhait de voir cette décision booster la production locale et influer à la baisse sur la cherté des fruits » sur le marché national.
R. N.