Le Parti des travailleurs (PT) a organisé, aujourd’hui, une rencontre de ses cadres des wilayas du Centre à Alger. A cette occasion, la porte-parole du parti, Mme Louisa Hanoune, a focalisé la quasi-totalité de son discours sur l’avant-projet de loi sur la santé.

« Ce projet de loi est d’une extrême gravité » a, d’entrée, lancé la patronne du PT, selon laquelle « il prépare la remise en cause d’un droit fondamental de la personne humaine, à savoir le droit à la santé et la gratuité des soins ». Elle ne manquera pas de solliciter dès lors l’intervention du président de la République pour le retrait du texte de loi en question : « Nous appelons le président de la République pour qu’il intervienne pour retirer ce projet de loi », a-t-elle plaidé. Aussi et tout en soutenant que  la gratuité des soins « c’est un acquis fondamental de l’indépendance nationale, et l’une des caractéristiques du caractère social de l’Etat », la conférencière ne manque pas de préciser que ce projet de loi « s’inscrit clairement dans le cadre du décret exécutif du 7 mars 2018 qui prévoit un désengagement clair de l’Etat de ses missions ». Et de fait, cela remet « en cause les subventions de l’Etat sur les produits de large consommation et l’accès aux soins pour tous les citoyens quels que soient leurs situations sociales ou leur lieu de résidence. C’est l’essence même de la République ». Et à la première responsable du parti de s’interroger : « Que restera-t-il alors du caractère social de l’Etat, issu de la Révolution algérienne? » Avant de répondre : « Le code de la santé que vous proposez, Monsieur le ministre, prévoit le démantèlement du secteur de la santé construit des décennies durant. » Concrètement parlant, le nouveau code de la santé « remet en cause la loi cadre 85/05 sur la santé qui s’appuyait sur un secteur public prédominant et tendait à une présence sur tout le territoire national », dénonce la conférencière.