Une loi des finances complémentaire pour 2018 est un « impératif » pour Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT). S’exprimant à l’ouverture du bureau politique de son parti, Louisa Hanoune a considéré  qu’« il y a une urgence à ce  que le président de la République donne l’ordre pour préparer une loi de finances complémentaire pour 2018 ».

A ses yeux, « c’est une question de survie et une mesure à même d’apaiser le front interne». « Il est anormal qu’on laisse les choses en l’état et que la situation sociale actuelle se pérennise», a-t-elle soutenu.  Evoquant le dernier message du président Bouteflika, adressé à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de l’avocat, elle lance à l’assistance composée de membres du BP mais aussi du comité central : « Je suis d’accord avec le président de la République qui parle de la nécessité de la cohésion sociale, la  préservation de l’unité nationale et l’impératif de l’atténuation des situations de tensions et de partis pris ». « La lecture faite par le président de la République en ce qui concerne les défis et les dangers extérieurs est juste, elle est identique à notre vision des choses. Mais c’est à l’Etat et au gouvernement qu’incombe la responsabilité de réunir les conditions nécessaires pour immuniser notre pays et préserver la cohésion sociale », soutient-elle. A ses yeux, l’amélioration de la situation « délétère du pays » passe par « le renforcement du front interne ». C’est dans cette optique qu’elle appelle  «  à faire  respecter la Constitution, criminaliser l’évasion fiscale, lutter contre la corruption ». Aussi et tout en expliquant que « le renforcement du front intérieur n’est pas un slogan creux, mais une réalité palpable à même de se concrétiser avec les forces vives de la Nation », Mme Hanoune soutient que «l’apaisement des tensions sociales est à même de  renforcer le tissu social national, combattre les injustices sociales, les inégalités régionales et la hogra et mobiliser le peuple autour d’un projet commun». Sollicitée à propos du  nouveau projet de loi sur les hydrocarbures, actuellement au Secrétariat général du gouvernement, Louisa Hanoune lancera tout de go :  «Les responsables pensent qu’il va y avoir plus d’investissements. Il serait naïf de croire que faire des concessions aux multinationales aurait un impact positif sur le plan financier pour nous».