PAR NAZIM BRAHIMI
La tentative de déstabiliser, en mars dernier, le Parti des travailleurs (PT) et sa secrétaire générale Louisa Hanoune, vient de subir son désaveu administratif après avoir été battue organiquement et politiquement.
Deux mois après la «brouille» qui a contraint le parti à riposter en tenant des assises qui ont confirmé Louisa Hanoune dans ce poste, le ministère de l’Intérieur vient de débouter la démarche et les résultats administratifs auxquels elle avait abouti.
«Les exécutants de la tentative de coup d’Etat extérieur contre la direction légitime du PT ont été déboutés par le ministère de l’Intérieur», a écrit avant-hier, Ramdane Taazibt, dirigeant de la formation trotskyste sur son compte facebook.
Dans un courrier adressé, mardi, à Mounir Nasri, prétendument successeur de Louisa Hanoune à la tête du parti, le ministère de l’Intérieur a signifié l’invalidité de la réunion tenue à Mazafran le 3 avril dernier et à l’issue de laquelle il a été annoncé «l’élection» d’un nouveau secrétaire général par intérim.
«Après étude approfondie du dossier, il s’est avéré que la réunion n’est pas conforme à la réglementation, ce qui rend nulles toutes les décisions nées à son issue», a relevé le département de l’Intérieur dans son courrier qui clôt ainsi l’affaire.
Il faut rappeler que la direction du PT n’est pas restée les bras croisés puisqu’elle avait intenté une action en justice contre les meneurs de la tentative de putsch auxquels elle a reproché «une usurpation de titres» et de «parler au nom du parti» alors qu’ils n’y appartiennent pas.
Le 6 avril, faut-il le rappeler, le comité central du PT a décidé à l’unanimité la reconduction de Louisa Hanoune comme secrétaire générale du parti. Les membres du comité central ont également renouvelé, par la même occasion, leur confiance au bureau politique du parti et à son secrétariat permanent dans un vote révocatoire, synonyme d’une «réponse cinglante aux tentatives de putsch et de déstabilisation» du parti.
«C’est une opération totalement extérieure au PT. La plupart des participants à cette réunion n’ont jamais milité au sein du parti alors que d’autres ont été exclus en 2015 ou encore en 2019, après avoir tenté de fomenter un mouvement de «destitution», piloté par les officines que le parti dérange», avait déclaré Mme Hanoune.
Animant une conférence de presse sous le sceau de l’urgence, Louisa Hanoune avait mis en garde les pouvoirs publics. «Nous avons eu confirmation, avant-hier, qu’une demande a été faite pour tenir une réunion à l’hôtel Mazafran (Alger). Une personne a fait cette demande au nom d’un mouvement de redressement du PT. Ces personnes n’ont aucun lien organique avec le parti ni la qualité de s’immiscer dans les affaires internes du parti. Il s’agit donc d’une action criminelle», a-t-elle dit.