La secrétaire générale du Parti des Travailleurs (PT) s’est invitée, hier, au débat sur le projet de loi sanitaire et le malaise social qui concerne le secteur, notamment depuis le début du bras de fer entre le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et le collectif des médecins résidents. Pour Louisa Hanoune, « le projet de la loi sanitaire constitue une régression et une menace sur les acquis sociaux des Algériens», notamment pour la gratuité des soins.

 

Ce projet de loi, a-t-elle dit, « renseigne sur la volonté du gouvernement de réduire le budget de la Santé et de privatiser le secteur». « C’est ce qui explique, a-t-elle estimé, l’obligation faite à la Cnas de financer les hôpitaux à hauteur de 80 milliards de dinars alors qu’il était de « 38 milliards dinars en 2000 ». Si le projet est adopté en l’état, « les conséquences seront importantes », a-t-elle argué.
Louisa Hanoune cite, entre autres, « la réduction de la liste des médicaments remboursables, la baisse du taux de remboursement des médicaments, le débauchage des meilleurs médecins du secteur public par le secteur privé, et la mauvaise prise en charge des malades à cause de la réduction du budget de la santé ». « Le ministre de la Santé, qui est pourtant médecin, ne respecte même pas le serment d’Hippocrate en acceptant la baisse des prestations des soins et la qualité de la prise en en charges des malades dans les hôpitaux», a-t-elle dit à propos de Mokhtar Hasbellaoui. La numéro 1 du parti a également ciblé par ses critiques l’ex-ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf. « C’est à l’ère de l’ex-ministre de la Santé qu’a commencé le démontage du secteur public de la santé, en accordant beaucoup d’avantages au secteur privé.»
Sur les élections locales, autre sujet d’actualité qu’elle a abordé, Louisa Hanoune a qualifié leurs résultats de « viol collectif ». Indiquant que « l’administration et l’appareil judiciaire ont une responsabilité dans la validation des résultats erronés». Pour preuve, soutient-elle, « tous les recours introduits par le PT ont été rejetés ». « Les résultats de cette élection mettent en danger la transformation démocratique de l’Algérie », a-t-elle ajouté en guise d’estocade. S’agissant de la Conférence internationale d’Alger contre les guerres, qui se tiendra Alger du 8 au 10 décembre prochain, Louisa Hanoune annonce une participation de plus de 600 membres issus du monde syndical, associatif algérien et international et de partis politiques.