Par Sihem Bounabi
Lors de la réunion hebdomadaire du Secrétariat du bureau politique du Parti des Travailleurs (PT), le 28 juillet dernier, les cadres du PT ont alerté sur les risques de complication de la situation des cancéreux en Algérie. Ils préviennent que «le drame que vivent les malades atteints du cancer qui, en plus d’être confrontés à la pénurie récurrente des médicaments, risquent d’être privés des soins de radiothérapie en raison du gel de l’activité de l’entreprise appartenant à un ex-oligarque qui assurait jusque-là la maintenance des appareils».
Face à cette situation, le PT appelle les autorités à «réagir rapidement» à l’alerte donnée par les professionnels de la santé «car ce risque majeur menace la vie de milliers de patients», souligne un communiqué parvenu à la Rédaction
S’agissant de la prochaine rentrée scolaire, le PT alerte également sur les conséquences de la décision du ministère de l’Education nationale du maintien des enseignements sous le système de groupes, mis en œuvre durant la pandémie de la Covid -19, soulignant que c’est «une décision qui diminue de moitié le volume horaire des cours dispensés aux élèves». A ce sujet, ils ont rappelé «la justesse» de la revendication des syndicats du secteur qui «n’ont pas cessé de réclamer l’augmentation des postes budgétaires pour endiguer la surcharge des classes».
Les participants à cette réunion ont, dans ce sillage, salué la mobilisation des travailleurs du pré-emploi et du DAIP «contre le chantage honteux exercé sur eux, notamment dans l’Education nationale par le ministère, exigeant l’abandon de leurs diplômes universitaires pour avoir le droit à une intégration dans un poste de travail en deçà de leurs qualifications».
Sur le plan économique et social, le constat du PT est que la flambée des prix des produits de première nécessité se poursuit «écrasant ce qui reste du pouvoir d’achat de larges couches qui a connu une dégradation vertigineuse provoquée par l’inflation insoutenable, enclenchée juste après l’annonce par le gouvernement de la suppression des subventions de l’Etat aux produits de large consommation et des transferts sociaux».
Par ailleurs, tout en se félicitant de la libération de Khalida Toumi, le PT espère que «cela annonce une détente politique qui signera la libération de l’ensemble des prisonniers politiques et d’opinion et la levée de toutes les entraves à l’exercice de toutes les libertés démocratiques».
Le Parti des travailleurs tient toutefois à souligner que sur le plan des libertés, le constat est que «la libération annoncée ici et là de tous les détenus politiques et d’opinion à l’occasion du 60e anniversaire de l’Indépendance nationale, comme mesure de détente, n’a finalement concerné que quelques prisonniers alors même que des condamnations sont prononcées contre d’autres et que de nouvelles arrestations sont opérées», déplore le PT dans le communiqué
Concernant l’évaluation des différentes activités du parti, définies lors de la dernière réunion du Bureau politique, il est souligné que le Secrétariat a procédé à l’installation du bureau national de la commission ouvrière le 23 juillet dernier.
Différents responsables syndicaux ont également informé, lors de cette réunion, des mobilisations des travailleurs dans plusieurs secteurs, particulièrement, dans les travaux publics notamment à Constantine et Aïn Témouchent.