Cap sur le relèvement de la production. Tous secteurs confondus. Le pétrole, le gaz, l’électricité, l’eau et d’autres ressources font l’objet, ces derniers temps, de programmes visant à renforcer les capacités existantes à travers le territoire national.

Dans cette perspective, les autorités concernées optent pour les compétences humaines et autres moyens locaux dans certains cas, alors que dans d’autres cas, le recours au partenariat étranger participe au montage des projets dégagés.
Sur ce dernier registre, Sonatrach inscrit une nouvelle opération à son programme déjà riche et chargé. Avec son partenaire historique ENI, la compagnie nationale va réaliser un gazoduc qui permettra d’augmenter sa production de gaz de 7 millions de m3 par jour. En choisissant d’associer le groupe italien à ce projet, Sonatrach gagne du temps, mais aussi du savoir-faire dans l’exécution des travaux de ce type d’ouvrage et, par là même, consolide un partenariat déjà fructueux en matière de fourniture de gaz algérien à l’Italie.
Comme quoi, les échanges commerciaux s’épanouissent aussi sur le socle solide d’un partenariat gagnant-gagnant. Une vision privilégiée par les responsables du secteur, en attendant plus de place pour l’investissement étranger que ces derniers tentent déjà de stimuler en faisant valoir les avantages de la nouvelle loi sur les hydrocarbures.
Toujours dans la logique des grands projets, le dessalement d’eau de mer refait surface. Et cette fois-ci, ce sont les Espagnols qui sont sollicités pour participer à l’appel d’offres lancé pour la réalisation de stations, l’une à El Tarf et l’autre à Zéralda.
Ce type de réalisation, en vogue au début des années 2000 n’avait pas manqué de susciter des vagues de remises en cause, même si les stations de dessalement d’eau de mer s’imposaient quasi inévitablement en termes d’urgence face au manque de ressources hydriques pendant cette période où l’Algérie souffrait d’un déficit dangereux en pluviométrie.
La situation n’est, certes, plus la même aujourd’hui, grâce à une météo plus généreuse et la réalisation d’une série de barrages qui peuvent contenir une partie des pluies qui arrosent généreusement l’Algérie depuis plus d’une décennie. Cependant, les aléas climatiques sont toujours là, et le stress hydrique ne s’atténue pas. Bien au contraire.
La voie est donc de nouveau ouverte aux stations de dessalement d’eau de mer. Avec néanmoins des partenaires étrangers. Et un mode de financement plus rationnel.