La Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI) a organisé, hier à Alger, une journée d’information sur les potentialités de partenariat économique et commercial avec le Sénégal.

Cette journée a été axée sur les possibilités offertes par le marché sénégalais aux produits algériens exportables ainsi qu’aux différentes questions liées au climat des affaires et aux projets envisagés avec le Sénégal avec lequel un conseil d’affaires a été créé en avril 2016 suite à une première visite d’opérateurs algériens à Dakar. Certaines entreprises algériennes sont même déjà installées au Sénégal, à l’image de la Société Arômes d’Algérie.
Cette entreprise, qui intervient dans le secteur de l’agro-alimentaire, est spécialisée dans la production d’arômes, de boissons et de confiseries. «Nous avons déjà accompagné des entreprises algériennes pour s’implanter sur le sol sénégalais. Nous allons encore continuer à aider nos entreprises à s’exporter », a annoncé Abdelwahab Ziani, gérant de la Société Arôme d’Algérie, qui veut débroussailler le chemin de l’export en faveur des entreprises algériennes qui veulent prendre des parts de marché sur le continent africain. « Je connais bien le Sénégal, j’aime ce pays. J’invite les opérateurs algériens à investir là-bas », a-t-il lancé, sous les applaudissements de l’ambassadeur du Sénégal, Papa Omar Ndiaye, qui a présidé les travaux de cette journée d’information en compagnie du vice-président de la CACI, Riad Amour.
Pour sa part, le Groupe Condor, qui exporte actuellement au Sénégal, devra inaugurer mi-mars un showroom à Dakar. Le groupe algérien est déjà présent dans plusieurs pays africains, à l’image du Mali, ou encore de la Mauritanie.
Les échanges économiques en l’Algérie et le Sénégal sont presque insignifiants. Selon la chargée des Affaires économiques auprès de l’ambassade du Sénégal en Algérie, le marché est ouvert aux entreprises algériennes. L’environnement des affaires est à l’avantage des investisseurs étrangers. Selon elle, la création d’entreprises se fait en 24 heures. Une information confirmée par le patron de la Société Arômes d’Algérie.
« L’opérateur étranger est libre de transférer les capitaux et les revenus », a-t-il ajouté. Précisant que « les investisseurs étrangers sont sur un pied d’égalité face à l’administration et dans l’accès au foncier ». La représentante du Sénégal en Algérie a, également, mis en avant, pour séduire les opérateurs algériens, l’accès facile à l’information et l’automatisation de l’administration. La diplomate a surtout insisté en direction des hommes d’affaires algériens présents que le Sénégal représente une porte d’entrée au marché de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), qui est constituée de 8 pays limitrophes du Sénégal, à savoir Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo. Cet espace économique est un marché qui représente près de 112 millions d’habitants. Le Sénégal est également membre des pays de la Cedeao. Les opérateurs économiques installés au Sénégal ont la possibilité de pénétrer les marchés des 15 pays constituant cet ensemble économiques de 300 millions de consommateurs. Il y a lieu de souligner qu’au Sénégal, certains secteurs sont classés prioritaires pour l’investissement. Il s’agit de l’agriculture et la pêche, les TICS, le tourisme, les mines, l’énergie, l’éducation, la santé et l’habitat.