Même en notant une «augmentation significative» des échanges commerciaux entre l’Algérie et les USA, durant les 9 premiers mois de l’année en cours comparativement à la même période de l’année passée, le Premier ministre n’a pas caché son ambition de voir se hisser ce volume d’échanges.

PAR NAZIM BRAHIMI
Pour Aïmene Benabderrahmane, qui s’est exprimé, mardi à Washington, lors d’une rencontre avec des hommes d’affaires américains, en marge de la tenue du Sommet Etats-Unis/Afrique, la présence américaine sur le marché algérien demeure «en deçà des potentialités des deux pays et des opportunités d’investissement qu’offre le marché algérien».
Par les chiffres, il a souligné que l’Algérie est le 3e partenaire commercial des Etats-Unis en Afrique, indiquant que le volume des échanges commerciaux entre les deux pays s’est élevé, au cours des 9 premiers mois de l’année en cours, à 3,1 milliards USD, soit une augmentation significative par rapport à l’année précédente.
Le chef de l’Exécutif a fourni, par la même occasion, une autre indication selon laquelle, «au cours des 20 dernières années, les investissements américains arrivent en bas du classement en termes de valeur et de nombre de projets et de postes d’emploi créés».
Pour renverser la donne, le Premier ministre a mis en avant les différentes mesures incitatives et avantages qu’offre le climat de l’investissement en Algérie tels que les coûts réduits de la production et de l’énergie et la main-d’œuvre qualifiée.
Il a mis en avant le nouveau cadre juridique et organisationnel qui consacre, a-t-il dit, «des principes importants, en particulier la liberté d’investir, et accorde à tout un chacun la liberté totale du choix de l’investissement dans le cadre de la transparence et de l’égalité dans le traitement des investissements».
Le nouveau cadre juridique crée une Haute commission nationale des recours liés à l’investissement auprès de la présidence de la République, qui reflète «la détermination de l’Etat à protéger l’investisseur et à réunir toutes les conditions de réussite de l’investissement», a-t-il poursuivi.
A cette occasion, le Premier ministre s’est félicité de cette rencontre «importante» qui témoigne de «la volonté commune des deux parties, algérienne et américaine, de promouvoir le partenariat bilatéral et de développer la coopération dans divers domaines».
Il s’agit, selon lui, de renforcer les relations et la «coopération avec les partenaires de l’Algérie, en particulier les Etats-Unis d’Amérique, avec lesquels l’Algérie partage une volonté politique commune à exploiter pour revaloriser le contenu économique des relations entre les deux pays».

Opportunités d’intégration
L’Algérie «aspire à exploiter toutes les opportunités d’intégration entre les économies des deux pays, à augmenter le volume des investissements sur la base du principe gagnant-gagnant, et à accroître et diversifier les échanges commerciaux», a-t-il souligné. Cette rencontre, ajoute-t-il, intervient dans une conjoncture marquée par «une grande dynamique qui caractérise les relations bilatérales, notamment à travers l’organisation des mécanismes de coopération bilatérale, en particulier la 7e session du Conseil gouvernemental algéro-américain du commerce et de l’investissement, dont les conclusions et les recommandations importantes doivent être mises en œuvre suivant un calendrier précis».
Le Premier ministre s’est dit convaincu que «les contacts établis entre les hommes d’affaires des deux pays et les opérateurs économiques algériens et américains et l’appui des gouvernements des deux pays sont à même de réaliser un véritable bond qualitatif auquel nous aspirons en vue de promouvoir le partenariat entre l’Algérie et les Etats-Unis».
M. Benabderrahmane a souligné aux hommes d’affaires américains, que l’Algérie a réussi à réaliser un taux de croissance de 4,9%, les appelant à «l’accompagnement des efforts du gouvernement en vue d’atteindre l’objectif d’un taux de croissance à deux chiffres». Il a insisté également sur «l’amélioration du climat des affaires en Algérie, un fait confirmé par les différentes institutions financières internationales», réaffirmant que «les principaux objectifs du gouvernement consistent en la réalisation de «la sécurité sanitaire, alimentaire et énergétique».
Le Premier ministre a mis l’accent sur la place de choix qu’occupe actuellement l’Algérie dans «la réalisation de la sécurité énergétique pour l’Europe», et son appui aux investissements prometteurs en Afrique, étant une grande porte sur le continent pour les marchés internationaux.
M. Benabderrahmane a mis en avant «l’intérêt majeur qu’accorde l’Algérie à réaliser l’intégration régionale» et encourager les investissements contribuant à la diversification de l’économie nationale et des exportations hors hydrocarbures». M. Aïmene Benabderrahmane a également tenu, mardi soir à Washington, des rencontres bilatérales avec des chefs d’entreprises américaines et des membres du Congrès américain. Il reçu, dans ce cadre, le président exécutif de la stratégie dans la société «Hecate Energy», M. David Wilhelm, avec qui il a évoqué l’énorme potentiel de l’Algérie dans le domaine des énergies renouvelables. Il reçu le chef de la branche Exploration et Production de la société Chevron pour le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et l’Amérique du Sud, M. Clay Neff. M. Benabderrahmane a également reçu le sénateur américain Troy Nehls. La rencontre a permis d’évoquer les relations algéro-américaines et les moyens de les renforcer dans divers domaines économiques. <