Salah Goudjil passera, à partir de mercredi, président du Conseil de la nation après l’avoir été jusque-là au titre d’intérimaire, depuis qu’il avait succédé à Abdelkader Bensalah, devenu chef de l’Etat par intérim.
Ce passage sera entériné dans deux jours à l’occasion de la séance plénière du Conseil de la nation qui aura comme ordre du jour l’élection et la confirmation de Salah Goudjil en qualité de président du Sénat.
C’est ce qu’a indiqué, hier, un communiqué de la chambre haute du Parlement qui a expliqué que la tenue de cette séance a été décidée au cours d’une réunion du Bureau du Conseil élargi aux présidents des groupes parlementaires siégeant au Sénat. La même source a noté que la séance a été présidée par M. Goudjil, président du Conseil de la nation par intérim «conformément aux vœux exprimés par les groupes parlementaires représentés au sein du Conseil de la nation (Parti du Front de libération nationale, tiers présidentiel et Rassemblement national démocratique)».
La confirmation à ce poste de président du Sénat intervient alors que le processus de dissolution de l’Assemblée populaire nationale (APN) a été engagé depuis jeudi avec la décision du président Tebboune de mettre fin à la mandature 2017-2022 et d’ouvrir la voie à des élections législatives anticipées dans quelques mois.
Le chef de l’Etat a d’ailleurs signé hier le décret présidentiel portant dissolution de l’APN. L’article 151 de la loi fondamentale stipule dans ce cas qui se présente que «le Président du Conseil de la nation, le président de l’Assemblée populaire nationale, le président de la Cour constitutionnelle et le Premier ministre ou le Chef du Gouvernement, selon le cas, consultés, le Président de la République peut décider de la dissolution de l’Assemblée populaire nationale ou d’élections législatives anticipées». Le même article de la Constitution explique que «dans les deux cas (dissolution ou élections anticipées), les élections législatives ont lieu dans un délai maximal de trois (3) mois. Dans le cas où ces élections ne peuvent être organisées dans les délais prévus en raison d’une impossibilité quelconque, ce délai peut être prorogé d’une durée maximale de trois (3) mois après avis de la Cour constitutionnelle». <