L’Office national des statistiques (ONS) a publié hier l’état des immatriculations et ré-immatriculations de véhicules pour le premier semestre de… 2017. Certes, c’est «vieux», mais peut servir à mesurer l’effet de la mise en place des quotas d’importation de véhicules avant leur interdiction complète.

Le nombre des immatriculations de véhicules neufs a baissé, de nouveau, au cours du premier semestre de 2017, de près de 40 000 unités, soit 44,42 % par rapport au premier semestre de l’année précédente. Même l’occasion n’a pas échappé à la crise ! La baisse en volume est plus importante, plus de 250 000 unités dans les immatriculations et ré-immatriculations, par rapport au premier semestre 2016, soit 26%.
Selon l’ONS, cette baisse concerne particulièrement les motorisations essence sachant que les immatriculations de véhicules diesel neufs poursuivent, elles aussi, leur repli amorcé en 2015 dans une même conjoncture de quotas d’importation de véhicules.
D’autre part, «les immatriculations définitives des véhicules neufs nous renseignent sur les mises en circulation effectives des véhicules vendus», rappelle l’ONS, qui précise alors que l’examen de ces immatriculations définitives, au regard des importations, fait apparaître qu’une bonne partie des véhicules n’est pas immatriculée au cours de l’année d’importation mais plutôt durant l’année de commercialisation.
Aussi, les immatriculations et ré-immatriculations de ce semestre régressent dans quasiment toutes les wilayas du pays, mis à part Béchar et Tébessa. Par ailleurs, les transactions sur les véhicules de moins de 5 ans d’âge connaissent une baisse de plus de 90 000 unités.