Alors que les problèmes soulevés par les médecins résidents n’ont pas encore été totalement réglés par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, voici qu’un nouveau front de contestation s’ouvre, sous la conduite du corps paramédical.

Ce sont, cette-fois-ci, les aides-soignants qui ont décidé de monter au créneau à travers un sit-in de protestation qu’ils tiendront aujourd’hui devant le siège de la tutelle.
Dans un communiqué qui annonce ce débrayage, le bureau national du syndicat, représentant ce corps paramédical, justifie sa démarche par les « entraves » auxquelles font face les aides-soignants dans l’exercice de leur fonction. Surtout, précise la même source, après que le ministère « a fermé » la porte du dialogue. Déjà annoncé, le sit-in d’aujourd’hui a été confirmé lors d’une réunion tenue dimanche à Alger.
Les aides-soignants revendiquent, entre autres, l’ouverture du dialogue par le ministère de tutelle. Ils demandent également que soient revues la loi et les dispositions qui régissent le secteur du paramédical, notamment en ce qui concerne leur catégorie. Sur un autre volet, ils exigent la révision de la prime de permanence, la généralisation de la prime du Sud ainsi que la révision de la grille des salaires.
Concernant l’activité syndicale, la corporation réclame du ministère la levée des restrictions sur les libertés syndicales et l’adoption des mesures concrètes pour sécuriser les structures de santé publique durant l’exercice de leur métier.