Par NAZIM BRAHIMI
Impactée depuis l’avènement de la crise sanitaire, l’économie mondiale tend à subir les méfaits de la guerre en Ukraine. Ce qui met à rude épreuve plus que jamais l’ensemble des activités à travers le monde.
Aucune économie ne semble pouvoir sortir indemne de cette situation si la guerre en Ukraine venait à durer. C’est la raison pour laquelle la Banque mondiale met en garde contre les conséquences de cette situation sur les économies nationales. Elle appelle les gouvernements, notamment ceux des pays à l’économie en développement, à agir vite pour contenir les risques de faillites économiques.
La Banque mondiale recommande, sous le sceau de l’urgence, de constituer des réserves de change, d’améliorer la surveillance des risques financiers et de renforcer les politiques macro prudentielles.
D’autant plus que se précise une baisse inévitable de la production mondiale, estimée à -4%, en 2023, conjuguée à une hausse de la dette et de l’inflation qui affectent l’ensemble des économies mondiales.
Ce décor peu rassurant semble contraindre des gouvernements à des mesures d’urgence dont l’efficacité n’est pas sûre devant l’ampleur que peut prendre la hausse des prix des biens alimentaires sur les marchés mondiaux. Pour protéger les ménages éreintés par la hausse des prix et freiner l’impact d’une inflation galopante, le gouvernement ne cesse de prendre des mesures.
Il y a eu, d’abord, le gel de tous les impôts et taxes sur certains produits alimentaires de large consommation. Puis, l’élaboration d’une stratégie visant à mettre fin à la contrebande de ces mêmes produits alimentaires à travers les frontières du pays, un phénomène considéré à l’origine de pertes importantes pour le marché et l’économie nationale.
Ensuite, il y a eu l’engagement de l’Etat à couvrir la différence des prix des produits destinés aux citoyens par l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) au vu de l’augmentation des prix à l’international. Le chef de l’Etat a décidé, depuis le 13 mars, de geler l’ensemble des opérations d’exportation de produits alimentaires afin d’éloigner le spectre des tensions sur certains produits de large consommation.
Nécessaires sous la contrainte de la conjoncture peu défavorable, ces mesures sont, cependant, loin de constituer un encadrement pérenne tant le défi est de mettre en place une politique de soutien à la production locale et d’appui aux investisseurs pour atteindre la sécurité alimentaire et se prémunir contre toute volatilité des marchés mondiaux sous les effets des tensions géopolitiques.