Le Centre de recherche en technologie des semi-conducteurs pour l’énergétique entend s’impliquer davantage dans le processus de diversification du bouquet énergétique national.
Il est incontestable que la question de la transition énergétique et des énergies renouvelables est l’un des enjeux futurs les plus importants pour notre pays. Dans cette optique, cela va nécessiter une entière coordination des efforts et de coopération entre toutes les parties prenantes pour faire avancer cette transition. A ce titre, le Centre de recherche en technologie des semi-conducteurs pour l’énergétique (CRTSE) n’en est pas moins un maillon significatif. Le CRTSE, fort de son expérience, est en effet en mesure de produire des panneaux solaires dernier cri et à moindre coût financiers. C’est ce qu’a affirmé le maître de recherche et chef de service de la valorisation au CRTSE, Samia Belhousse, aux médias, en marge des journées scientifiques et portes ouvertes organisées par le Centre à l’occasion de la célébration du 60e anniversaire de l’Indépendance de l’Algérie et du 10e anniversaire de la création du CRTSE, le 3 juillet 2012. La chef de service repris par l’APS a, par ailleurs, indiqué que depuis sa création, le CRTSE a conçu une centaine de prototypes de panneaux solaires « et réalisés à l’aide de machines et usé de techniques de pointe dans le domaine », a-t-elle précisé. Samia Belhousse a tenu à rappeler que le Centre, « en tant qu’entité de recherche et développement, existait bien avant cette dernière décennie et qu’il s’est spécialisé notamment dans la transformation du silicium, une matière première pour la production de la cellule photovoltaïque ». Soulignant en outre que l’activité au sein du Centre « avait commencé après l’Indépendance et s’est renforcée avec la création, en 1988, de l’Unité de développement du silicium (UDTS), qui est devenue, à partir de 2012, le Centre de recherche en technologie des semi-conducteurs pour l’énergétique ». Elle a également fait savoir qu’outre les panneaux photovoltaïques, le CRTSE a réalisé plusieurs produits « intelligents », s’est-elle félicitée, citant, entres autres, des tracteurs solaires à moteur et sans moteur pour capter l’énergie solaire, des tables publiques intelligentes munies de ports USB et des purificateurs d’air de toute dimension. Pour sa part, Mohamed Maoudj, Maître de recherche au CRTSE, a dans son allocution mis en avant la contribution du Centre dans le développement des énergies renouvelables en Algérie. Non sans insister sur l’impératif de créer « une réelle synergie » entre les centres de recherche et les industriels (publics et privés) pour valoriser davantage les produits innovants de la recherche afin de pouvoir les mettre sur le marché. A ce propos, il a assuré que le CRTSE était toujours prêt à mettre son savoir-faire à la disposition des industriels qui souhaiteraient monter leur usine de production de panneaux photovoltaïques. Le maître de recherche a, par ailleurs, fait savoir que le centre installera prochainement sa propre plateforme technologique pour produire 10 mégawatts d’énergie électrique à partir du solaire. « Le financement a été débloqué pour l’installation de cette plateforme au niveau du CRTSE, reste les procédures administratives », a-t-il ajouté. Toujours selon l’APS, était présent à ces journées scientifiques, le Directeur général de Green Energy Cluster Algeria (Cluster Energie solaire), Boukhalfa Yaïci, qui a, lors de sa prise de parole, mis en exergue le rôle incontournable du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique dans le processus de la transition énergétique et le développement des énergies renouvelables. Estimant dans ce sens que le partenariat entre le secteur de l’industrie et celui de la recherche était nécessaire pour concrétiser le programme de 15 000 mégawatts prévu pour 2035. « Car il nous faut une industrie appuyée par la recherche pour la production d’équipements nécessaires aux énergies renouvelables », a-t-il soutenu. Il a également insisté sur la nécessité d’avoir une infrastructure industrielle de qualité et des produits certifiés, en affirmant, qu’actuellement, les fabricants de panneaux solaires sont obligés d’envoyer leurs produits en Europe pour les faire certifier. Pour remédier à ce problème, il a fait savoir que le Centre de développement des énergies renouvelables œuvre pour la mise en place d’un laboratoire pour la certification des panneaux solaires. C’est d’ailleurs tout à fait indiqué dès lors où de nombreux projets d’investissements dans le domaine de la production de panneaux voltaïque sont entrés en activité ces derniers mois et d’autres sont en voie de l’être.