C’est un début d’année 2021 très encourageant que vient de réaliser le panier de pétrole de l’Opep (ORB). Il a achevé le mois de janvier avec plus de 4 dollars par rapport au prix affiché le 31 décembre 2020, soit 54,41 dollars contre 50,24 dollars, indiquent les données publiées hier par l’organisation sur son site web.

Le panier constitué de 13 bruts, dont l’algérien Sahara Blend, avait entamé le premier mois de la nouvelle année à 51,35 dollars, avant de se situer entre 50 et 54 dollars, souligne la même source, notant que l’ORB avait atteint son plus haut niveau le 13 janvier, en s’affichant à 55, 81 dollars. Un niveau équivalent à sa plus haute progression depuis le début de l’effondrement du marché mondial de pétrole provoqué par la pandémie de la Covid-19. La progression du panier de bruts de l’Opep est le résultat d’une amélioration de la santé du baril, sur fond d’un retour d’espoir chez les investisseur depuis les annonces de vaccins anti-coronavirus à la mi-automne, suivies de l’entame des campagnes de vaccination à travers le monde. A ce paramètre annonciateur d’un rebond de la demande mondiale de pétrole s’ajoute la démarche des membres de l’alliance Opep+ mise en place contre un nouvel effondrement des cours, alors que les données sanitaires actuelles sont loin de garantir une reprise durable. La tendance haussière de prix observée depuis novembre dernier a fait gagner plusieurs dollars aux deux références européenne et américaine. Le plus haut record a été enregistré par le Brent de la mer du Nord et le WTI, le 13 janvier, avec respectivement 57,42 dollars et 53,93 dollars le baril, soit le record sur les 8 mois ayant précédé cette échéance. Vendredi, le Brent de la mer du Nord pour livraison en mars, dont c’était le dernier jour de cotation, terminait le mois de janvier à 55,88, alors que l’américain de WTI s’affichait à 52 dollars le baril. Hier, à l’entame d’une nouvelle semaine et du mois de février, les cours évoluaient à la hausse en matinée. Le baril de Brent pour livraison en avril, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, gagnait 0,74% à Londres par rapport à la clôture de vendredi, à 55,45 dollars. De son côté, le WTI pour le même mois grimpait dans le même temps de 0,38% à 52,40 dollars. Les analystes attribuent cette tendance positive des cours à l’entrée en vigueur (le 1er février) des réductions volontaires (supplémentaires) de la production de l’Arabie saoudite, annoncées en janvier. Le chef de file de l’Opep avait, en effet, annoncé en début d’année, qu’il entamerait son propre quota de production en février et mars, à hauteur d’un million de barils par jour. Dans le même temps, les autres membres de l’alliance Opep+, composée du cartel et de leurs dix alliés, maintenaient leur production inchangée pour la période, hormis la Russie et le Kazakhstan, qui vont augmenter marginalement leurs extractions. Les membres de l’Opep+ se retrouvent, par ailleurs, demain, à l’occasion d’un Comité de suivi de l’accord en vigueur de réduction de la production du groupe, baptisé JMMC. n