Par Rédaction Culturelle
Les films algériens « Papicha» de Mounia Meddour et « Rasta» de Samir Benchikh ont été primés au 9e Festival du cinéma africain de Louxor en Egypte, clôturé dans la soirée de mercredi dernier, selon la presse locale. Les prix de cette 9e édition ont été annoncés, sans cérémonie de clôture qui était prévue initialement jeudi dernier, et ce dans le cadre de mesures de prévention contre la propagation du coronavirus.
Le long métrage de fiction « Papicha » a remporté le prix du Jury dans la catégorie films « Diaspora » dont le grand prix a été décerné au film « Le train du sel et du sucre » coproduit par le Mozambique, l’Afrique du Sud et le Portugal. Le long métrage de Mounia Meddour toujours interdit de projections en Algérie, a récemment remporté un doublet à la 45e édition de la cérémonie des César. «Papicha», véritable ode à la liberté et à la résistance des femmes en Algérie à travers le destin d’un groupe de jeunes filles au début de la décennie noire , a remporté deux César le 28 février 2020 : celui du meilleur premier film et celui du meilleur espoir féminin pour la comédienne Lyna Khoudri.
Par ailleurs, le film « Rasta » a reçu le prix du jury dans la catégorie court métrage, dont le grand prix est revenu au film burkinabé « Bablinga » Le court métrage relate l’histoire du jeune ivoirien, Rasta, âgé de seize ans, est traumatisé par un conflit armé qui ravage son pays. Hanté par un drame qu’il garde secret, il va entamer un périple dans la zone de guerre tenue par la rébellion, à la recherche d’un mystérieux milicien. Concernant le grand prix du Festival du meilleur film, Il a été décerné au long métrage de fiction « Atlantique » du sénégalais Mati Diop.
Le Festival de Louxor avait débuté le 6 mars mais le gouvernement égyptien avait pris une décision le 9 mars portant interdiction des grands rassemblements pour éviter la propagation du virus, induisant ainsi l’arrêt des évènements publics, tout en limitant la projection des films au jury et aux invités du festival uniquement.