La 76e cérémonie des Golden Globes a ouvert, avant-hier, le bal des récompenses des meilleures œuvres au cinéma et à la télévision en couronnant «Bohemian Rhapsody», du très convoité Golden Globes, meilleur film dramatique, tandis que Rami Malik a été sacré meilleur acteur de l’année pour son époustouflante interprétation du leader du groupe de rock «Queen», le légendaire Freddy Mercury, décédé en 1992.

Comme chaque année, les membres de la Hollywood Foreign Press Association (HFPA), regroupement de critiques étrangers basés aux Etats-Unis, ont distingué, dimanche 6 janvier dans un grand hôtel à Hollywood, ce qu’ils estiment être les meilleures œuvres de cinéma et de télévision. Ainsi, la biographie filmée de Freddie Mercury a triomphé lors de cette cérémonie, organisée le 6 janvier dans un grand hôtel de Hollywood, battant à plate couture l’autre favori «A Star is Born», dont l’interprète principale est la star de la pop bien vivante, Lady Gaga, qui a pourtant laissé échapper le trophée de la meilleure actrice, mais a toutefois remporté le trophée de la meilleure chanson originale. «Roma», et «Green Book» sont également les deux autres grands vainqueurs de cette soirée. Selon les spécialistes, l’un des enjeux majeurs de cette édition des Globes tournait autour de «Roma», d’Alfonso Cuaron, bénéficiant d’une sortie limitée en salles aux Etats-Unis et au Mexique, le Lion d’or de la Mostra de Venise a essentiellement été diffusé par Netflix. Le règlement des Globes interdisant à un long-métrage en langue étrangère de concourir pour la catégorie meilleur film, le film de Cuaron a reçu le Globe du meilleur film étranger pendant que le cinéaste recevait celui du meilleur réalisateur. Légitimé par la HFPA en tant que diffuseur de films de cinéma, Netflix peut également se prévaloir du triomphe de la série comique «The Kominsky Method», gagnante dans sa catégorie et dans celle du meilleur acteur décerné à Michael Douglas. Quant à «Green Book», un road-movie relatant l’histoire d’un musicien afro-américain et son garde du corps italo-américain, a raflé plusieurs trophées dans sa catégorie dont celui de la meilleure comédie, du meilleur scénario et du meilleur second rôle masculin pour Mahershala Ali. Dans les autres catégories, Glenn Close a reçu le prix féminin d’interprétation dramatique pour «The Wife» pendant que la Britannique Olivia Colman a remporté celui de la meilleures interprétation dans la catégorie comédie pour «La Favorite», du cinéaste grec Yorgos Lanthimos. Cette cérémonie considérée comme l’antichambre des oscars a également boudé un autre film parti favori avec plusieurs nominations. Ainsi, l’autre grand perdant de la soirée est «Vice», la biographie satirique de Dick Cheney, écrite et réalisée par Adam McKay, qui repart malgré plusieurs nominations avec seulement le prix d’interprétation comédie, remporté par Christian Bale qui sauve l’honneur grâce à sa talentueuse interprétation.

Les séries câblées devancent celles des plateformes

En matière de télévision, au-delà de la victoire de la série «The Kominsky Method» de Netflix, seule la série «The Marvelous Mme Maisel», diffusée par Amazon, a été distinguée par un prix d’interprétation, à Rachel Brosnahan. Les autres lauréats viennent du câble ; en l’absence de l’indétrônable «Games of Thrones», c’est la dernière saison de «The Americans» qui a été sacrée dans la catégorie des drames. Sandra Oh dans «Killing Eve» et Richard Madden dans «Bodyguard», se sont quant à eux imposés du côté des acteurs dans une série dramatique. «La méthode Kominsky» a raflé pour sa part le prix de la meilleure série comique ou musicale. Star de cette dernière, Michael Douglas a également été récompensé de celui du meilleur acteur, tandis que «La Fabuleuse Mme Maisel» gagne un prix grâce à Rachel Brosnahan. Nommé à quatre reprises, «The Assassination of Gianni Versace» repart avec deux trophées dont celui de la meilleure minisérie ou téléfilm. Enfin, «Sharp Objects» déçoit avec un seul prix, celui de Patricia Clarkson, meilleur second rôle féminin.n