La «Semaine du patrimoine culturel amazigh », entrant dans le cadre de la célébration du Nouvel an amazigh Yennayer, a été officiellement lancée dimanche dernier par le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi et le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh au Palais des Raïs Bastion 23.

Largement axé sur l’exposition d’artisanat, et devant se poursuivre jusqu’au 12 janvier prochain, le rendez-vous organisé par la direction de la culture de la wilaya d’Alger est ainsi présenté par le ministre de la Culture comme l’occasion pour les Algériens de renouer le lien avec leur identité et de rapprocher «le public de sa culture, de son histoire et de tous les aspects de son identité arabe, amazigh et islamique». En effet, la célébration officielle de Yennayer et de la culture amazighe devrait se décliner dans l’ensemble des régions du pays à travers des programmes mis en place par les directions locales de la culture. «Ce ne sera pas seulement à Alger, des célébrations seront organisées dans l’ensemble des wilayas. Chaque ville, chaque village est appelé à marquer cette date», souligne Azzedine Mihoubi. Tout en rappelant que l’organisation d’un tel événement fait suite à l’officialisation d’«Yennayer» comme fête nationale en décembre 2016, le ministre de la Culture note à ce titre que la société algérienne dans son ensemble était «redevable de la décision du Président de la République Abdelaziz Bouteflika qui a officialisé Yennayer, la portant au rang de fête nationale, célébrée par tous les Algériens et dans toutes les régions du pays». Une date qui devient ainsi «l’occasion pour les familles algériennes de retrouver leur identité, et leurs traditions culturelles». En ce sens, le lancement de le «Semaine du patrimoine culturel amazigh » aura, également, été marqué par l’intervention du docteur Mohamed Arezki Ferrad, écrivain, professeur et ancien député, apportant ainsi son point de vue sur l’apport amazigh à la civilisation humaine, mais également en lien de complémentarité entre les cultures amazigh et arabe. Il précisera notamment, à propos de la tenue de telles célébrations, qu’il s’agissait pour lui «d’instants de réconciliation avec soi-même, avec l’Histoire».

Quant au programme mis en place pour la «Semaine du patrimoine culturel amazigh», il s’agit notamment d’une série d’expositions-vente axée sur le travail d’artisans bijoutiers, tisserands ou potiers de la wilaya d’Alger. D’autres stands installés, dimanche dernier, au niveau de la cour centrale du Bastion 23 faisant découvrir aux visiteurs, jusqu’au 12 janvier prochain, les traditions culinaires amazigh.n