Les travaux du Sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA) sur l’industrialisation et la diversification économique en Afrique, ainsi que sur la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), placé sous le thème : “Industrialiser l’Afrique: renouveler les engagements en faveur d’une industrialisation et d’une diversification économique inclusives et durables”, débuteront vendredi à Niamey (Niger), avec la participation du Premier ministre, M. Aïmene Benabderrahmane, en qualité de représentant du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.

Le Premier ministre sera accompagné, lors de ces travaux, du ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, du ministre de l’Industrie, Ahmed Zaghdar, et du ministre du Commerce et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a indiqué jeudi un communiqué des services du Premier ministre.

Le sommet verra la participation des dirigeants des pays membres de l’Union africaine (UA) qui s’attèleront à examiner les voies de renforcer la coopération entre les pays du continent dans les domaines de l’industrie et de la transformation économique, et la contribution à la réalisation de ce développement et à la création des opportunités d’emploi dans les pays africains, ainsi qu’à la mobilisation des efforts visant à atteindre l’industrialisation qui est un des piliers fondamentaux de la réalisation de la diversification économique et des objectifs de développement durable de l’agenda 2063.

L’ordre du jour de la 17e session du sommet extraordinaire, organisé dans le cadre des activités annuelles commémoratives de la Semaine de l’industrialisation en Afrique, sera axé sur les politiques de l’industrialisation et de la diversification économique, et la Zone de libre échange continentale. L’évènement sera une occasion pour les parties prenantes de réfléchir sur ces politiques et d’examiner les voies permettant leur mise en œuvre.

Les participants au sommet auront, également, à débattre de plusieurs thèmes, dont “la redynamisation de l’accord établissant la Zone de libre-échange et sa relation avec l’industrialisation”, “le renouveau technologique et le pouvoir organisationnel en vue d’améliorer la compétitivité du rendement industriel”, “l’industrialisation, le pouvoir fiscal du Gouvernement et la création de l’emploi”, et “les chaines des valeurs industrielles régionales”.

Le ministre de l’Industrie, Ahmed Zaghdar, avait participé aux travaux de la réunion interministérielle des ministres de l’UA chargés de l’Industrie, lors de laquelle a été présentée l’approche algérienne s’agissant d’une première étape de développement de l’agroalimentaire et la garantie de l’énergie qui constitue une condition essentielle dans le développement industriel en Afrique.

Dans ce cadre, M. Zaghdar a mis l’accent sur la nécessité d’établir des conceptions sur le développement industriel sur le continent grâce à une vision ouverte à la coopération régionale et internationale à travers l’intégration effective de l’économie africaine dans les chaines des valeurs internationales, citant la création par l’UA de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).

La réunion préparatoire vise principalement à définir l’engagement des Etats africains à l’Agenda 2063 et à l’Agenda 2030 pour les ODD offrant à l’Afrique une occasion unique pour mettre en œuvre un processus de développement cohérent et efficace à même de renforcer et de préserver la croissance économique du continent à travers l’industrialisation durable.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger avait pris part, mercredi à Niamey, à la réunion du Conseil exécutif préparatoire au Sommet extraordinaire de l’UA, où il a mis en avant l’expérience de l’Algérie dans le domaine de l’industrie, appelant à l’accélération du processus d’industrialisation de l’Afrique dans les secteurs clés.

M. Lamamra a mis en exergue les contributions de l’Algérie à la réalisation des objectifs de l’Agenda 2063, notamment l’intégration économique à travers des projets structurants qui ne manqueront pas de booster les échanges commerciaux interafricains.

Rappelant l’engagement panafricaniste de l’Algérie et ses efforts consentis en faveur de la promotion de l’intégration économique du continent, le ministre a briefé ses pairs sur les progrès enregistrés par l’Algérie en matière de développement économique et de diversification des exportations hors hydrocarbures.

En effet, il a souligné l’impact positif du programme de relance et de renouveau économique du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, mettant l’accent sur la nécessité d’accélérer le processus d’industrialisation de l’Afrique notamment dans les secteurs clés pour l’avenir du continent.

Unifier les efforts pour une Afrique plus durable et plus prospère pour tous

Le continent africain célèbre “la Journée de l’industrialisation de l’Afrique” le 20 novembre de chaque année, décidée par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA, en juillet 1989 dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba.

Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres a appelé à des forces conjointes pour construire une Afrique plus prospère, dans un message adressé à l’occasion de cette Journée. “Dans la Journée de l’industrialisation de l’Afrique, unissons nos forces pour construire un continent plus durable, plus pacifique et plus prospère pour tous”, a-t-il dit.

“Plusieurs pays africains sont confrontés à une véritable tempête: conflits armés, insécurité alimentaire et énergétique croissante, inflation et dette galopantes, réduction de l’espace budgétaire et multiplication des catastrophes climatiques”, a-t-il poursuivi.

Pourtant, M. Guterres a affirmé que malgré ces défis, l’Afrique abrite certaines des économies à la croissance la plus rapide du monde, qui ont un potentiel de jouer un rôle de premier plan dans la transition énergétique mondiale”. “Les partenariats publics-privés renforcés et la coopération multilatérale sont nécessaires pour faire progresser un développement industriel inclusif, résilient et durable en Afrique”, a-t-il ajouté.

“Nous devons nous travailler collectivement pour stimuler l’esprit d’entreprise, exploiter le potentiel des nouvelles technologies, élargir les opportunités offertes aux jeunes, aux femmes et aux filles, renforcer la résilience climatique et favoriser la compétitivité ainsi que le commerce”, a recommandé le SG de l’ONU, ajoutant que “nous devons également travailler ensemble pour réaliser les objectifs de la ZLECAF, l’Agenda 2063 de l’UA et l’Agenda 2030 pour le développement durable des Nations Unies”.