Par Nadir Kadi
La Compagnie aérienne nationale Air Algérie a annoncé, hier, la réouverture de la desserte Alger-Rome-Alger dès le 12 juin. Une seule liaison hebdomadaire «le samedi» devrait être organisée dans un premier temps, ajoute la compagnie nationale. Air Algérie, qui a repris depuis le 1er juin son activité dans la cadre de «l’ouverture partielle des frontières et la reprise des vols internationaux», propose pour rappel des vols entre l’Algérie et cinq pays, Tunisie, France, Turquie, Allemagne et Espagne.
Liaison aérienne entre l’Italie et l’Algérie qui s’ajoute ainsi aux sept vols hebdomadaires programmés au niveau des aéroports d’Oran, Alger et Constantine. Les autorités italiennes avaient, pour leur part, annoncé le 31 mai la reprise des réceptions des demandes de visas par sa représentation diplomatique. Une reprise limitée dans un premier temps aux «hommes d’affaires» algériens dans le but de soutenir l’activité économique entre les deux pays. «Cette initiative vise notamment à soutenir, initialement, les communautés d’affaires algérienne et italienne et la reprise économique», avait-t-on précisé.
Quant aux voyages «retour» vers l’Algérie proposés par la compagnie Air Algérie, ils restent encore soumis à un «confinement sanitaire» obligatoire de cinq jours à l’arrivée. A ce titre, et suite au témoignage anonyme d’une passagère qui s’est plainte sur les réseaux sociaux des conditions d’accueil et d’hébergement à l’hôtel Mazafran-Zéralda à son arrivée le 3 juin dernier, le groupe public HTT (Hôtellerie, tourisme et thermalisme), propriétaire de l’hôtel en question, a rapidement «répondu». Ainsi dans un communiqué de presse, il précise : «Suites aux remarques formulées à travers les réseaux sociaux par une citoyenne rapatriée le 3 juin 2021 en provenance d’Istanbul et confinée à l’hôtel Mazafran-Zéralda, le groupe souhaite réagir sur les deux volets dont il est responsable, à savoir l’hébergement et la restauration». Le prestataire public souligne en ce sens que le long délai d’attente avant l’attribution des chambres est imputable aux mesures sanitaires. «Le temps d’attente dont il est fait mention est uniquement lié au temps d’admission et non à une mauvaise organisation», précise le groupe HTT. Il ajoute que les passagers sont «réceptionnés par vague de cinquante personnes pour respecter les mesures de distanciation au niveau de la réception de l’hôtel et pour faciliter l’accomplissement des formalités liées à l’affectation des chambres et des fiches de police». Les responsables du Mazafran auraient de surcroît «une expérience dans ce domaine» après avoir géré «avec succès, des dizaines d’opérations de confinement en 2020». Quant aux critiques des conditions d’hébergement, elles sont également réfutées en bloc : «Les conditions d’hébergement sont (…) tout à fait respectables, les bungalows dont il est fait mention ont été réhabilités dans le cadre du programme de modernisation.»
Hébergement qui reste à la charge des voyageurs, bien que des réductions sont proposées dans certaines conditions, le groupe HTT précise également que l’affectation des voyageurs dans une chambre double ou individuelle reste un choix «laissé aux citoyens selon leur convenance (…) Il n’a jamais été question d’imposer une option» ; même chose pour les familles hébergées selon le nombre de ses membres dans des bungalows. Quant à la restauration, les plats seraient servis «dans les chambres» et auraient comporté le 3 juin dernier la «salade de crudités citée par l’intéressée» mais aussi «un plat principal (blanquette de veau) accompagné d’un dessert (fruit de saison)». Le petit-déjeuner est également de la responsabilité» de l’hôtel, ajoute le communiqué du groupe HTT. n