Organisé à l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaih, la soirée inaugurale du festival, vendredi soir, a permis au public, venu nombreux, de découvrir le spectacle « Dialogue avec l’infini », du chorégraphe italien Marinel Stefanescu qui a réuni des danseurs algériens et italiens.

La soirée s’est déroulée en présence du ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, et de son homologue tunisien Mohamed Zine El Abidine, en visite à Alger à l’occasion des Journées culturelles tunisiennes en Algérie.
Le ministre de la Culture souligne dans son discours, publié dans le catalogue de cette édition, que « l’édition d’aujourd’hui se veut celle de la cohésion et de la fusion entre les enfants du même pays et avec cette jeunesse venue des différentes régions du monde, pour un édifice expressif qui tire son origine de ces mouvements qui ne sont que le reflet des spécificités de chaque nation (…) pour partager avec la jeunesse algérienne ses messages d’amour, de paix et de synergie qui sont les maîtres mots de cette édition ».
Azzedine Mihoubi, tout en estimant que « la danse est le langage de l’amour », ajoute qu’ « à cette édition, nous avons inséré un autre label qui dépasse les frontières de la tolérance et traduit la fusion de l’homme avec la nature. Donnons une chance à nos rêves pour qu’ils se réalisent à travers la danse et tous les mouvements que nous allons découvrir durant ce beau festival ».
Le spectacle d’ouverture « Dialogue avec l’infini » est une création élaborée suite à un projet, en collaboration avec l’Institut culturel italien d’Alger, et aborde par la danse les différentes agressions que subit l’homme au quotidien dans son environnement (pollution, conflits, addictions aux nouvelles technologies, etc.) avec un fil conducteur musical fluide. « Dialogue avec l’infini » est également un spectacle qui a exploité, à un point assez avancé, les possibilités techniques qu’offre l’Opéra d’Alger en matière de mobilité de la scène, de lumières et d’effets visuels. Ce spectacle s’inscrit dans la thématique de cette édition placée sous le signe de la fusion. Plusieurs autres expériences rassemblant des danseurs algériens et étrangers sont au programme.
En première partie de la soirée, la chorégraphie « Fusionnel » de Fatima-Zohra Senouci Namous, commissaire du festival, a été exécutée par ses jeunes élèves de la compagnie « Arabesque » dans un style bien plus proche de la danse classique que du contemporain. Le public de l’Opéra d’Alger a également eu l’occasion d’apprécier les fondamentaux de la danse moderne et de la danse contemporaine avec un spectacle se rapprochant de la démonstration, exécuté par les trois danseurs de la compagnie française « Hallet Eghayan ». En fin de soirée, le quatuor de danseurs hongrois du « Feledi Project » ont également enchanté le public par une chorégraphie entraînante et accessible dans une ambiance jazzy. Le 9e Festival international de danse contemporaine se poursuit à l’Opéra d’Alger jusqu’au 30 avril en plus de trois représentations prévues au palais de la culture Moufdi-Zakaria et à la salle El-Mougar. Le programme de cette édition prévoit des spectacles de compagnies en provenance de Croatie, du Mali, du Canada, des Etats-Unis, d’Espagne, de Turquie ou encore de Russie.