Le Premier ministre, Aïmen Benabderrahmane, a rendu un vibrant hommage aux membres vivants de l’historique troupe artistique du Front de Libération Nationale (FLN), à l’occasion de la cérémonie d’ouverture des Journées de la chanson révolutionnaire, organisées à l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaih, dans le cadre des festivités commémoratives, du 68e anniversaire du déclenchement de la Guerre de libération.

Par Sihem Bounabi
Cet hommage a été marqué par la présence du Président de l’Assemblée nationale populaire Brahim Boughali, de la ministre de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji, ainsi que plusieurs membres du gouvernement et des personnalités du monde de la culture et des arts.
A cette occasion, le Premier ministre a distingué dans des moments marqués par une intense émotion lors du passage sur scène de ceux qui ont porté haut et fort la Guerre de libération nationale, armés de leur don artistique, que ce soit par le chant, le théâtre ou la poésie, à l’instar de Taha Lamiri, El Hadi Rdjeb, Mustapha Sahnoun, Brahim Deri, Halima Zerkaoui, Sofia Kouaci, Thamer Tahar dit Tahar Ben Ahmed et Zahra Ben Brahim dite Hinda.
L’émotion est montée d’un cran lorsque Taha Lamiri a exprimé sa joie de recevoir cette distinction en déclamant : «D’hier à aujourd’hui et dans les jours à venir, l’amour de l’Algérie est ancré dans mon cœur jusqu’à mon dernier souffle», sous les applaudissements soutenus de tous les présents.
La ministre de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji, a pour sa part souligné, dans l’allocution d’ouverture de ces journées, le rôle important de la chanson révolutionnaire qui a «accompagné le chant des armes lors du combat libérateur». Elle a également mis en exergue le rôle crucial de la troupe artistique du FLN depuis sa création en 1958, dirigée par le grand artiste et combattant Mustapha Kateb, qui s’est battu avec acharnement durant la Guerre de libération nationale pour porter haut et fort le combat du peuple algérien pour sa liberté et a poursuivi son combat après l’Indépendance pour la création d’une scène artistique algérienne authentique.
La ministre de la Culture a de ce fait souligné «le devoir de rendre hommage aux membres de la troupe artistique du FLN et de perpétuer la mémoire de ceux qui nous ont quittés». En ajoutant qu’«organiser des événements culturels pour restituer le sens culturel de la lutte de ceux qui ont milité pour l’indépendance de l’Algérie est un devoir qui transcende notre secteur ministériel. Leur présence parmi nous est un véritable honneur et cristallise l’amour de la patrie».
Après la remise des distinctions aux membres de la troupe artistique du FLN, la soirée s’est poursuivie par des chants patriotiques interprétés par la nouvelle génération qui a repris le flambeau, accompagnée par l’orchestre de variétés de l’Opéra d’Alger sous la direction de Fethallah Mehala.
Nadia Guerfi, Anissa Hadjersi, Bilel Mehri et Maâti El Hadj, accompagnés par la Chorale de l’Opéra d’Alger, ont revisité le répertoire de la chanson patriotique des mythiques Warda El Djazaïria, Blaoui El Houari et Rabah Deriassa et d’autres noms qui ont marqué les mémoires par des hymnes à la liberté et au sens du sacrifice pour l’amour de la patrie. La cérémonie a été clôturée par une performance collective de tous les artistes présents interprétant la célèbre chanson «Hizb el touar» de Hadj Rabah Driassa.
La soirée d’hier a, quant à elle, été animée par Souhila El Almi, Yassine Ourabeh, Amal Sekkak et Soufiane Zikem interprétant des chants patriotiques accompagnés de l’orchestre sous la direction de Kamel Maâti. Ces journée ont été clôturées, hier, par la célèbre chanson de Cheikh El Hadj M’hamed El Anka «Mabkach el isti3mar fi bladna» interprétée par l’ensemble des artistes participant à cette célébration. n