La session ordinaire 2021-22 des deux chambres du Parlement s’ouvrira aujourd’hui dans ce qui constitue la rentrée parlementaire, précédée par l’installation au mois de juillet de la nouvelle composante de l’Hémicycle issue des élections législatives du 12 juin dernier.

PAR NAZIM B.
La présente session annonce, dans son ordre du jour, deux rendez-vous, à savoir la présentation par le Premier ministre Aïmene Benabderrahmane du plan d’action du gouvernement ainsi que de la loi de finances 2022. A l’évidence, la présentation du plan d’action du gouvernement, véritable baptême du feu de Benabderrahmane, ne saurait tarder dans la mesure où elle est déjà en retard.
Du point de vue de la procédure, la loi organique fixant l’organisation et le fonctionnement de l’APN et du Conseil de la Nation et les relations fonctionnelles entre les chambres du Parlement et le gouvernement stipule que le Premier ministre doit présenter son plan d’action devant l’APN dans les 45 jours qui suivent la nomination de son gouvernement.
Or, ce délai est déjà dépassé dans le sens où le gouvernement de Benabderrahmane a été nommé le 30 juin dernier, soit depuis plus de deux mois.
Le Premier ministre est ainsi attendu devant les députés dans les semaines qui viennent pour défendre son plan dans un contexte difficile marqué par des d’énormes difficultés notamment sur le plan socio-économique. Le plan d’action du gouvernement qui s’articule autour de cinq axes « suivant une approche participative », se doit d’aboutir, selon des observateurs à enclencher une «relance économique», en donnant une impulsion que tout le monde attend après le lourd impact sanitaire sur les revenus générés par les hydrocarbures et en redynamisant l’entreprise.
Pour y arriver, la feuille de route du gouvernement inclut la modernisation du secteur agricole, de la pêche et le développement des zones rurales, la promotion de l’industrie pharmaceutique, le soutien du développement industriel et le renforcement de la production locale de médicaments. A titre d’exemple, et en matière de ressources en eau, le plan d’action tend à approvisionner les citoyens en eau sur l’ensemble du territoire national, poursuivre l’interconnexion des barrages, exploiter les eaux souterraines dormantes et assurer la maintenance des réseaux.
Par ailleurs, la rentrée parlementaire ne manquera pas d’indications quant aux intentions partisanes par rapport aux élections locales prévues pour le 27 novembre prochain. Dans ce registre, si les formations politiques de l’allégeance (FLN-RND) ne cachent pas d’ores et déjà leurs choix de prendre part à cette échéance électorale, les partis du courant islamiste préfèrent temporiser avant de se prononcer. Reste également l’inconnue des partis du courant démocratique qui sont totalement absents dans l’Assemblée que préside M. Boughali, élu de la circonscription de Ghardaïa sur une liste indépendante.
Il faut noter que cette rentrée parlementaire intervient conformément à l’article 138 de la Constitution et à l’article 05 de la loi organique 16-12 fixant l’organisation et le fonctionnement de l’Assemblée populaire nationale (APN) et du Conseil de la nation, ainsi que les relations fonctionnelles entre les chambres du Parlement et le Gouvernement. n