L’atelier scientifique intitulé «La traduction au service des sciences humaines et des sciences du patrimoine» débute aujourd’hui, à partir de 14 heures, au siège du Centre national de recherche préhistorique anthropologique et historique (CNRPAH), organisateur de la rencontre, en collaboration avec le CRASC, sous tutelle du ministère de la Culture.

A propos de cette rencontre de deux jours, qui servira à mettre en relief l’expérience des laboratoires de recherche algériens en matière de traduction des textes à caractères scientifiques, à laquelle prennent part également des universitaires étrangers, venus notamment de Syrie, le directeur du CNRPAH, Slimane Hachi, contacté hier par téléphone, nous a précisé que le rendez-vous sera, entre autres, l’occasion de partager l’expérience acquise par le centre dans la rédaction et la traduction de ses différentes publications, proposées pour rappel en arabe, en français mais également en tamazight. Slimane Hachi nous a déclaré à ce sujet que «l’expérience du CNRPAH en la matière remonte à près d’une dizaine d’années. Cela avait commencé avec notre participation à l’événement ‘‘Alger, capitale de la culture arabe’’ en 2007»
Le CNRPAH a, depuis lors, développé une méthode de travail destinée à faciliter la circulation des idées entre les langues nationales en s’appuyant sur des collaborations avec les chercheurs. «Les publications du CNRPAH touchent a du concept, à de la théorie. C’est là que réside l’originalité de notre expérience.
Cela ne peut être une traduction qui ressemblerait à ce qui est fait dans les domaines littéraire ou des arts. Il a fallu arriver à un mode de traduction pour les sciences. C’est un travail qui nécessite des spécialistes des corpus traduits et non pas des traducteurs au sens large», précisera-t-il Le directeur du CNRPAH a expliqué également, suite de l’officialisation de la langue amazigh, «depuis deux ans nous travaillons davantage sur la traduction dans les langues national, de l’amazigh vers l’arabe et inversement. L’expérience que nous voulons montrer est celle de la création d’une dynamique de circulation nationale, bien sûr, mais aussi internationale, des idées». Slimane Hachi a, par ailleurs, précisé que ce rendez-vous, qui donnera lieu à une publication spéciale, reviendra aussi sur la question de l’avenir des méthodes de traduction, soulignant qu’il s’agit d’approfondir la réflexion sur certaines questions : «Doit-on traduire l’ensemble des textes ? Faut-il créer des ateliers de traduction ? Et Comment arriver à une circulation internationale des idées ?».
Le programme de l’atelier comporte une quinzaine de communications, dont notamment celles intitulées «Sociologie et anthropologie au Maghreb : la circulation régionale des disciplines», par Nadjet Lahdiri du CRASC ; «Une expérience de traduction de contes amazigh» par Rachid Bellil du CNRPAH ou encore «Les traductions algériennes en sciences humaines et sociales vues du Machrek » par Sbeih Sbeih de l’Université Bir Zayt de Palestine.
L’atelier sera également, marqué, lors de sa clôture jeudi après-midi, par la présence du ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, pour l’inauguration de nouvelles infrastructures au siège du CNRPAH. Slimane Hachi précise à ce sujet que «la présence du ministre de la Culture pour la clôture de l’atelier sera aussi l’occasion d’inaugurer de nouveaux locaux, dont un nouveau laboratoire très moderne pour les études préhistoriques, une salle réunissant les contributions et ouvrages de chercheurs, notamment ceux disparus et dont les familles ont légué au centre leurs bibliothèques privées. Et aussi une petite librairie qui nous permettra de mettre les productions du CNRPAH à la disposition du grand public».