Dans l’objectif de faire d’Alger un carrefour des chercheurs hispaniques autour de l’œuvre de Miguel Cervantès, le coup d’envoi de la première édition de la rencontre annuelle, dédiée à l’auteur de Don Quichotte, initiée par l’ambassade d’Espagne et l’institut Cervantès, en collaboration avec le ministre de la Culture, sera donné aujourd’hui à la Bibliothèque nationale d’Alger dès 9h30, avec notamment la participation des éminents spécialistes hispanistes, le Japonais Norio Shimizu et l’Algérien Mohamed Salah Mounir.

La « Conférence annuelle Miguel de Cervantès» sera inaugurée dans la matinée d’aujourd’hui à la Bibliothèque nationale du Hamma et sera marquée par la participation de nombreux spécialistes espagnols, algériens et internationaux, dont l’hispaniste japonais Norio Shimizu et le professeur algérien Salah Mounir.
Cette première rencontre donne le la à une série de rencontres qui devraient être organisées annuellement à Alger avec la participation des plus prestigieux hispanistes du monde, mettant en relief le fait que « la vision du monde et la manière d’interpréter la vie de Miguel de Cervantès a fait l’objet de diverses études et analyses dans toutes les cultures, et dans ce sens, Alger est une référence», souligne les organisateurs dans un communiqué parvenu à la rédaction.
Ainsi, la rencontre d’aujourd’hui sera notamment animée par l’hispaniste japonais Norio Shimizu, professeur à l’université de Waseda et professeur émérite de l’université de Sophia de Tokio, à Tokyo. Il est considéré comme l’un des spécialistes les plus connus de littérature espagnole, en ayant traduit à Alfonso X le Savant, à Gracián, à Quevedo à Cervantes.
L’académicien japonais dissertera sur l’universalité de l’auteur de Don Quichotte, en mettant l’accent sur ses années à Alger, dans un enrichissant dialogue avec l’hispaniste algérien Mohamed Salah Mounir. Le professeur algérien est l’un des grands spécialistes algériens du grand auteur de Don Quichotte. Il a présenté sa thèse doctorale au département de philologie hispanique de l’UAB. Actuellement, il donne des cours de Master 1 à l’institut de traduction et d’interprétation de l’université Alger 2. Il a fait des recherches autour de la traduction, la linguistique et la littérature. Il a donné des conférences sur Cervantès à Alger. Pour sa part, l’hispaniste Chafik Benafri évoquera « Alger à l’époque de Cervantès ». Des représentants du ministère de la Culture et divers universitaires algériens prendront également part à cette conférence. Pour rappel, l’ambassadeur d’Espagne Santiago Cabanas Ansorena avait déclaré, lors de la présentation du programme culturel pour l’année 2018, que parmi les grands événements annoncés pour cette année « l’organisation d’une conférence annuelle avec de grands chercheurs hispaniques, avec pour objectifs de faire d’Alger « une des capitales d’études de Miguel Cervantès étant donné que son expérience algérienne a été décisive dans sa vie et sa création».

Exposition d’artisanat touareg à l’Institut Cervantès

Par ailleurs, l’ambassade d’Espagne en Algérie et l’Institut Cervantès d’Alger, en collaboration avec Tiny Tours, organise ce mardi 26 juin, l’inauguration de l’exposition intitulé « Artisanat touareg et m’zab » à 11 heures au siège de l’Institut et qui se prolongera jusqu’au 11 juillet prochain. « Après l’exposition d’artisanat de la Casbah d’Alger, un artisanat qui se développe dans le contexte urbain, on sort des murs de la ville d’Alger et nous nous centrons désormais sur la découverte de l’artisanat touareg, des régions de Ghardaïa, Touggourt et Tamanrasset », soulignent les organisateurs, précisant que cette exposition conclut le cycle d’expositions consacrées cette année à l’artisanat. En l’occurrence, celle dédiée aux artisans de la Casbah, une autre consacrée aux dix ans de Prix nationaux d’artisanat d’Espagne et, enfin, celle qui débutera ce 26 juin.
Ces expositions ont permis de mettre en avant les similitudes entre l’artisanat algérien et espagnol et aussi d’échanger les expériences entre l’Algérie et l’Espagne. <