C’est avant-hier soir que s’est ouverte la quatrième édition de cet événement, placé sous le thème «Création et Partage», qui réunit, dans la capitale des Aurès, quelque 200 participants entre étudiants et professeurs de 14 instituts et leurs annexes de formation musicale.

Au programme de la soirée inaugurale, des airs et des rythmes d’Algérie et du monde à travers un concert mené par deux chefs d’orchestre, Halim Bouazza et Oualid Merabet, et animé par une quarantaine de musiciens de l’Institut régional de formation musicale de Batna et de ses annexes de Constantine, Annaba et Biskra.
Le coup d’envoi de la quatrième édition des Journées nationales de musique classique a été donné lundi dernier au Théâtre régional de Batna, par un lâcher de ballons symbolique. Evitant les longs discours et les tirades, cette soirée inaugurale, sobre et sans artifices, a fait la part belle à la musique, donnant ainsi aux (jeunes) musiciens l’occasion de faire dialoguer leurs instruments sur des airs de musique algérienne et universelle. En effet, après une brève allocution du directeur de la culture de Batna, place à la musique avec un concert animé par les instrumentistes de l’Institut régional de formation musicale de Batna (organisateur de ces Journées) et de ses annexes de Constantine, Annaba et Biskra. Sous la direction des maestros Halim Bouazza et Oualid Merabet, les musiciens ont revisité le titre «Elbahia», et ont été accompagnés au chant par Amara Hamoudi. Par la suite, ils interpréteront un répertoire classique et universel (contemporain), en reprenant l’«Adagio en sol mineur» de Tomaso Albinoni (selon Remo Giazotto) et «Concerto Grosso (Allegretto)» de Karl Jenkins, «Smooth Criminal» de David Garrett, «Turing Point» de Robert Longfield ou encore «Pirates of the Caribbean» d’Epica. Cette soirée, marquée par la présence d’un nombreux public, a été émaillée par un hommage musical au maestro, compositeur et arrangeur, Rachid Saouli, disparu en septembre 2017, qui s’était notamment illustré dans la reprise/revisite des standards de la musique algérienne. Pour la soirée d’avant-hier, les spectateurs ont eu à apprécier la reprise par l’orchestre et par la voix de Cheb Djalil, d’un des titres qu’il a réarrangés, «Bellah ya hamami». Se poursuivant jusqu’au 14 avril (au Théâtre régional et à la Maison de la culture), les Journées nationales de musique classique verront la participation de 200 musiciens, entre étudiants et leurs professeurs, de l’INSM et de l’IRFM de Bouira, Laghouat, Oran… Selon les organisateurs, ces journées tendent à «offrir aux participants les moyens de créer, partager et faire valoir leurs talents, savoir et amour véhiculés à travers cet art universel qu’est la musique classique». Au programme de ces Journées, qui ont pour invité d’honneur le compositeur, musicien et musicologue Salim Dada, des Master Class et une journée d’étude sur la formation, qui sera «suivie d’un concert éducatif destiné à 400 élèves de l’éducation nationale», et ce, à la Maison de la culture. De plus, un concours de clarinette, qui «vise à promouvoir cet instrument et encourager sa pratique» sera organisé et marqué par l’attribution de trois prix aux étudiants qui y participent. Enfin, le concert de clôture, prévu à la Maison de la culture verra la participation des 200 musiciens présents, et consacrera cinq journées de travail et d’apprentissage, avec au programme, des airs de musique universelle et traditionnelle.