L’université Larbi-Ben Mhidi a organisé, mardi et mercredi 10 et 11 mars 2020, un colloque national sur le handicap.

La manifestation scientifique intitulée « Le handicap, un défi illimité », un phénomène touchant une frange de la population, a comptabilisé la participation d’une panoplie de chercheurs et universitaires venant de près d’une vingtaine d’établissements du pays, Tiaret, Ouargla, Sétif 2, Biskra, Mostaganem, Oum El Bouaghi, Skikda, Batna 1, Chlef, Djelfa, Annaba, Tizi Ouzou, Guelma, Jijel, Tébessa, Alger 2, Constantine. Ces derniers se sont penchés sur la situation des personnes à besoins spécifiques (handicapés), dont le nombre va crescendo à cause de plusieurs facteurs, maladies, accidents de la route …
Pas moins de 24 communications, chapeautées dans 3 séances plénières et 6 ateliers, traitant divers thèmes se rapportant à la prise en charge des handicapés, leur place dans la société, leurs droits, ont fait l’objet d’animation par les chercheurs et universitaires deux jours durant. « L’intégration des enfants à besoins spécifiques, réalités et ce qui doit être, quelle relation ? » est le thème de la première communication animée par le représentant de l’université de Tiaret. Ce dernier a relaté les réalités amères auxquelles font face les personnes à besoins spécifiques sur le terrain ou la situation est incompatible avec les textes réglementaires. Le représentant de l’université de Batna 1 a insisté sur l’impact de l’activité physique et sportive adaptée sur au handicap, en insistant sur les difficultés d’apprentissage et en se basant sur des modèles et études pratiques des wilayas de Annaba, Bouira et M’sila. « Les vides et lacunes juridiques dans la réglementation régissant l’intégration des handicapés en Algérie », un autre thème développé par les universitaires et chercheurs de l’université Larbi-Ben M’hidi d’Oum El Bouaghi. Ces derniers n’ont pas manqué de mettre en relief les entraves du vide juridique et son impact sur la prise en charge de l’intégration des handicapés. « L’effet du handicap et les services de sa prise en charge en Algérie », « Place du handicapé dans le système de la fonction publique », sont les communications développées par les universitaires de Chlef et d’Alger 2, qui ont mis à nu les insuffisances de la non-application des textes rigoureusement sur le terrain. « Violence institutionnelle et contre-attitudes de la crise au projet institutionnel », « l’éducation professionnelle et horizons de l’emploi des handicapés (tendance à un programme professionnel) », « effets et impact du modèle urbanistique sur les handicapés moteurs » « Etudes pratiques de l’université Abdelhamid-Mehri », « Les handicapés : du centre spécialisé à l’opération intégration », sont autant de communications développées respectivement par les universitaires de Annaba, Djelfa, Constantine et Tébessa, mettant ainsi à nu les insuffisances quant à la prise en charge de cette frange de la population.
La prise en charge des enfants autistes, vivant le calvaire avec leurs familles, n’est pas en reste puisque des universitaires se sont aussi étalés sur la situation ainsi que l’intégration scolaire des handicapés. Par ailleurs, les travaux d’ateliers du colloque ont concerné plusieurs thèmes. Il s’agit de « l’intégration des handicapés, des nouvelles orientations sur la prise en charge des personnes à besoins spécifiques, la qualification professionnelle des handicapés, l’utilisation de la technologie pour l’éducation des handicapés, l’importance de la relation familles des handicapés-associations »…
Enfin, il importe de rappeler que ce genre de manifestation entre dans le cadre de la poursuite l’ouverture de l’université sur le monde extérieur et sa participation à la vie de la société. n

Lutte contre la drogue : 4 dealers arrêtés
L’exploitation d’informations ayant trait à l’écoulement de psychotropes par des individus, au niveau du jardin public du chef-lieu de wilaya, et la mise en place le 2 mars 2020 d’une souricière a permis aux éléments de la brigade de lutte contre la drogue de la Sûreté de wilaya d’arrêter 2 individus âgés de 25 et 32 ans. La fouille de ces derniers s’est soldée par la saisie de 11 capsules de psychotropes et une bombe lacrymogène ainsi que 1 600 DA, revenus des ventes. Les 2 mis en cause ont été déferrés le 4 mars 2020 devant le Parquet pour « détention d’arme blanche prohibée, pratique illégale d’activité pharmaceutique ». Par ailleurs, les policiers ont, lors d’une patrouille, immobilisé un véhicule touristique et neutralisé un individu âgé de 33 ans, dont la fouille s’est soldée par la saisie de 4 capsules de psychotropes et un couteau. Le mis en cause a été déferré le 5 mars 2020 devant le Parquet pour détention d’arme blanche prohibée et de produits pharmaceutiques à effet de drogue. Enfin l’exploitation rationnelle d’informations crédibles, relatives à la présence d’un dealer dans l’un des quartiers du chef lieu de wilaya, a permis aux policiers de l’arrêter le 5 mars 2020. Ce dernier agé de 38 ans était en possession de 24 plaquettes de drogue de 8,7 grammes prêts à la consommation et d’une somme de 4 265 DA de revenus de vente. Il a été déferré le 9 mars 2020 devant le Parquet pour « détention et écoulement de drogue (kif traité) . K. M.