Venant à point nommé en cette conjoncture économique, traversée par de nombreux pays rentiers, dont l’économie est basée sur les exportations des hydrocarbures dont le prix enregistre actuellement des perturbations à effet négatif sur la politique des pays en question, le séminaire national de deux jours (mardi 25, mercredi 26 février) par la faculté des sciences économiques de l’Université Larbi-Ben M’hidi d’Oum El Bouaghi demeure d’une importance capitale quant aux perspectives politiques à suivre pour mettre fin à la dépendance à l’or noir.
Cela étant le séminaire, abrité par la grande salle de conférences de l’université, intitulé « Le rôle des politiques monétaires et financières dans la promotion de l’investissement productif hors hydrocarbures en Algérie », a regroupé des universitaires et chercheurs de plus d’une vingtaine d’universités de Tébessa, Batna, Oum El Bouaghi, Constantine 2, Emir Abdelkader Constantine, Ecole supérieure du commerce Boumerdès, Guelma, Chlef, Bouira, Medéa, Oran 2, Tizi Ouzou, Biskra , Alger 3, Saïda, Relizane. Le recteur de de l’université a procédé à l’ouverture, en présence du Dr Bouras, recteur de l’université Constantine 3 et ex-recteur de l’université Larbi-Ben M’hidi. Ainsi de nombreuses communications ont été animées par les universitaires et chercheurs invités qui n’ont pas manqué à l’occasion de mettre en exergue l’effet négatif de la dépendance au pétrole et la nécessité de revoir la politique économique des pays en question, au demeurant tributaires des fluctuations de son prix, à l’exemple des perturbations vécues actuellement à cause du Coronavirus. « Le rôle de la politique financière dans la concrétisation du développement économique dans un système rentier » était le titre de la communication du Dr Tartar de l’université de Tébessa qui fut suivie par une seconde intitulée « Les garde-fous de l’économie islamique dans l’encouragement de l’investissement productif », animée par les docteurs Omar Cherif et Tahtouh Messaoud de l’université Hadj Lakhdar de Batna. Par ailleurs, des universitaires de Boumerdès et d’Oum El Bouaghi ont largement développé « L’impact des changements sur les moyennes de l’inflation annuelle comme clignotant monétaire sur le climat de l’investissement en Algérie durant la période 1990 -2019 » et « La stratégie de diversification économique aux Emirats arabes unis, en présence d’une économie rentière unilatérale ». En outre, le représentant de l’Ecole supérieure de commerce a mis en exergue l’impact et le « rôle de la politique financière dans la concrétisation de la stabilité financière et le développement économique en Algérie ». D’autre part, les chercheurs et universitaires de Oum El Bouaghi, Chlef, Mila, Bouira ont aussi animé des communications traitant les effets de l’instabilité du prix du pétrole sur la politique monétaire, l’exemple de la politique monétaire en Algérie lors de la crise économique mondiale de 68, l’étude et analyse de la politique monétaire et son évaluation en Algérie (1990-2019), la politique financière en Algérie et sa participation dans la promotion de l’investissement « Hors hydrocarbures ». Enfin, la manifestation scientifique a été aussi marquée par des travaux d’ateliers traitant de nombreux thèmes concernant le développement d’une économie reposant sur la diversification de l’activité productrice de nouvelles richesses, afin de mettre fin à la dépendance des pays du marché de l’or noir. Les étudiants en économie qui étaient présents en grand nombre à l’occasion bénéficieront certainement des informations et expériences leur permettant de relever le défi, une fois devenus cadres sur le terrain quant à l’exportation « hors hydrocarbures ». n