L’université Larbi-Ben Mhidi a abrité trois jours durant (9, 10, 11 avril 2018) le colloque international sur l’Etat de droit.

Organisé par le département de droit de la faculté de droit et des sciences politiques de l’université Larbi-Ben Mhidi, le colloque international, intitulé «L’état de droit, l’expérience algérienne» a pris fin mercredi dernier.
Cette manifestation scientifique, rehaussée par la présence d’Abdelouahab Derbal, ex-ministre, président de la Haute commission indépendante de contrôle des élections, a regroupé des universitaires et chercheurs de Tunisie (universités Manar, Djendouba), Mauritanie (université de Nouakchot), Egypte (université du Caire), et Turquie (université de Sakaria), et près d’une trentaine d’universités algériennes d’Alger, Constantine, Biskra, Khenchela, Batna, Annaba, Skikda, Tlemcen, Guelma, Djelfa, Sidi Bel Abbès, Tébessa, Tizi Ouzou, Jijel, ainsi que des juristes.
Pas moins de 35 communications et une centaine d’interventions de chercheurs, d’enseignants et d’étudiants en droit traitant des principes de l’Etat de droit, sa concrétisation sur le terrain, ses défis ont fait l’objet de développement par les participants à ce colloque international.
«Les fondements de l’Etat de droit furent mis en place par l’Emir Abdelkader. Il demeure nécessaire de séparer les pouvoirs législatifs et politiques et assurer le contrôle populaire des institutions pour le concrétiser», dira le Dr Bouabdellah, doyen de la faculté de droit de l’université Larbi-Ben Mhidi lors de son allocution d’intervention à l’ouverture.
Le président du colloque le Dr Drid insista, quant à lui, sur les principes de base de l’Etat de droit, sa concrétisation réelle et la nécessité de valoriser les expériences des Etats de droit à travers les démocraties du monde.
L’invité d’honneur ex-ministre et président de la Haute instance indépendante du contrôle des élections Abdelouahab Derbal rappela à l’occasion l’importance de l’université comme foyer de rayonnement et demeurant la base de tout développement. Mettant en exergue l’importance du thème du colloque, l’orateur fera part de la nécessite de répondre à certaines questionnements, à l’exemple de : Qu’est-ce l’Etat de droit ? Celui qui légifère applique et se soumet au droit ? «Trouver une solution à la problématique comment soumettre l’Etat au droit ? martela Abdelouahab Derbal, avant de rappeler la nécessité de la progression dans l’application de la loi et du contrôle par une instance indépendante et de s’interroger sur la séparation réelle des pouvoirs, la complémentarité. «L’Etat de droit se concrétise avec les principes démocratiques, garantissant les libertés dans toutes leurs dimensions culturelles, civilisationnelles et autres aux populations», dira encore Derbal. Ce dernier a aussi saisi l’occasion pour insister sur la relation étroite entre l’Etat de droit et les élections, seul garant des principes de base de l’exercice du pouvoir pour lequel le peuple choisit celui qui le gouverne.
Dans sa communication d’ouverture, le professeur Baâli Mohamed Seghir insista sur les caractéristiques générales de l’Etat de droit en l’occurrence la démocratie, les libertés, l’alternance du pouvoir… Enfin, de nombreuses communications, renforcées par de multiples interventions d’enseignants et d’étudiants en droit ont fait l’objet de développement lors ce colloque. Il s’agit de «La théorie de la voie de fait et le système juridictionnelle algérien», «Rôle du conseil de l’Etat pour combler le vide juridique» et «L’instauration des principes généraux du droit administratif», «Édification de l’Etat de droit en Mauritanie», «Indépendance de l’instance nationale de la lutte contre la corruption», «La corruption et l’Etat de droit en Algérie, l’impact du crime de la corruption», «Les défis pour la concrétisation de l’Etat de droit», «Principe de souveraineté de la loi dans la concrétisation des droits et des libertés fondamentales», «Expérience de l’Etat de droit en Turquie», «Les révisions institutionnelles et leur impact sur l’équilibre des pouvoirs», «Instauration des droits de l’opposition parlementaire en Algérie»… n