Alors que le nombre de taxis de transport urbain a non seulement augmenté, l’arrivée des véhicules neufs de diverses marques a été largement appréciée par les usagers car leur permettant de voyager dans des conditions confortables, contrairement à autrefois où le chef-lieu de wilaya était insuffisamment doté de taxis urbains, concurrencés farouchement par des véhicules appelés communément «fraude».

La multiplication du nombre de taxis-service devait normalement engendrer une concurrence farouche entre les taxis en matière de prestation d’un service de qualité, de prix et de respect du client afin de le mettre à l’aise et dans la confiance totale. Malheureusement, sur le terrain ce n’est pas du tout le cas en dépit de l’essor de développement remarquable du transport urbain au chef-lieu de wilaya. Car certains taxis s’en fichent de l’éthique et en l’absence d’un contrôle rigoureux ne respectent pas les prix réglementaires et comptabilisent leurs courses selon la tête du client. Dans ce sillage, de nombreux étudiants de l’université Larbi-Ben Mhidi, qui ratent parfois le bus du transport universitaire, se rabattent obligatoirement sur les taxis pour pouvoir être à l’heure à leurs cours. Ces derniers font part de la différence des prix instaurée par certains taxis qu’ils subissent, soit de 100 à 150DA la course. Aux explications exigées par les étudiants, les taxis font part de la contrainte de poursuivre jusqu’au rond-point pour revenir. Une justification non fondée lorsqu’on sait que le prix de la course est réglementée par les services concernés. Néanmoins l’absence criante du contrôle et la passivité des clients, qui ne dénoncent pas pareille situation, leur ont donné l’occasion d’imposer leur diktat. Par ailleurs, le transport assuré sur les lignes régulières Aïn Beïda-Oum El Bouaghi, Oum El Bouaghi-Aïn Babouche et autres ne fait pas exception en la matière.
Les receveurs de bus ne daignent pas donner le ticket de voyage parfois et ne se soucient que de charger au maximum leur bus. Néanmoins devant la passivité et l’indifférence des voyageurs qui ne réclament pas leur droit au ticket prouvant la prestation de service, les convoyeurs exploitent sans scrupules la situation, exception faite si les services de sécurité procèdent au contrôle des véhicules obligeant ainsi le receveur à délivrer le ticket à tout le monde.