Le bureau de wilaya du Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP), qui a dénoncé déjà au mois de mars les conditions de travail difficiles et les insuffisances au niveau de l’Etablissement public hospitalier Slimane-Amirat, a décidé cette fois de passer à l’action pour se faire entendre par les services concernés.

En effet, dans un communiqué daté du 5 avril 2018 transmis à la Direction de la santé, l’Inspection du travail, le ministère de la Santé, le bureau de wilaya a lancé un préavis de grève pour le 17 avril 2018, accompagné d’un sit-in devant le siège de la DSP, si aucune décision n’a lieu quant à la prise en charge des revendications professionnelles présentées. C’est en application des recommandations du conseil de wilaya du SNPSP, tenu à Oum El Bouaghi le 2 avril 2018, suivies de celles du conseil régional du SNPSP tenu à Annaba le 4 avril 2018 et en l’absence, voire du refus du dialogue par la Direction de santé et de l’Etablissement public hospitalier Slimane-Amirat, que la grève a été décidée comme ultime recours. De ce fait, le bureau de wilaya du SNPSP fait état d’une série de dépassements et d’insuffisances. A l’exemple des entraves au travail syndical, l’abus d’autorité et l’arbitraire dans la décision de suspension, depuis le 14 mars 2018, du président du bureau de wilaya du SNPSP, Kellab Debbih Aziz, médecin généraliste principal à l’EPH Slimane-Amirat d’Aïn M’lila, et sa traduction devant le conseil de discipline abusivement, sans respect aucun aux statuts et lois réglementaires, la suspension de membres du bureau et adhérents au SNPSP, l’insuffisance de la prise en charge des malades, l’absence totale de la sécurité et pour preuve, l’agression d’une consœur en plein travail à la fin de la semaine dernière dans la polyclinique de Sigus. Tout en sollicitant l’intervention de la tutelle pour mettre fin aux dépassements, le bureau de wilaya du SNPSP exige l’annulation des sanctions arbitraires, l’ouverture d’une enquête avec les responsables et une solution définitive à l’insécurité régnant dans les établissements de santé.