Après les multiples dépenses successives du mois sacré et de l’Aïd El Fitr en mai-juin, coïncidant avec la période des vacances et la commémoration de l’Aïd El Adha, voilà encore une rude épreuve à passer par les pères de familles nombreuses et souvent démunies.

Il s’agit des besoins en effets vestimentaires et fournitures scolaires pour la rentrée scolaire 2019/2019. En effet ces dernières ne savent plus à quel saint se vouer en cette rentrée scolaire qui s’annonce déjà très chaude en matière de prix des fournitures scolaires, qui ont connu à l’instar des autres marchandises et produits une augmentation excessive des prix. Alors que les librairies papeteries ont déjà bien garni leurs vitrines avec toutes sortes de fournitures scolaires, tabliers et cartables, des pères de famille ne daignent toujours pas se rapprocher pour le moment, voire se contentent de voir les prix d’abord pour savoir quelle gymnastique faire pour accomplir cette obligation. Pour le moment, l’affluence habituelle n’est pas de mise au niveau des librairies, puisque les parents attendent la liste que vont leur ramener leurs enfants pour qu’ils puissent entamer les achats. « La série de dépenses successives exigées par les fêtes de l’Aïd, les vacances et la rentrée scolaire a contraint nombreux pères de familles à s’endetter pour satisfaire un tant soit peu leurs enfants», nous a affirmé un père de famille fonctionnaire en retraite. Cet état de fait a laissé les familles perplexes, voire inquiètes pour répondre aux exigences de la scolarité de leur progéniture. De ce fait, nombreux sont les familles et citoyens à s’orienter vers le comptoir régional du prêt à porter de Aïn Fakroun (25 km à l’ouest du chef-lieu de wilaya) dans l’espoir de pouvoir contenter un tant soit peu leurs gosses avec quelques effets vestimentaires et fournitures. Cependant, même le comptoir (marché) de Aïn Fakroun n’est plus comme avant et le prix de la marchandise a augmenté excessivement en cette conjoncture économique traversée par le pays exacerbée par la présence de plus en plus remarquable de Tunisiens fréquentent le marché pour faire des achats en devises (dinars tunisiens), un phénomène qui fait augmenter les prix pour la clientèle locale. Du coup, plusieurs citoyens se sont retrouvés face à une véritable saignée de leur faible bourse ou attendre une assistance de la part des associations de bienfaiteurs «Nass El Khir», Croissant Rouge et autres pour bénéficier de quelques dons pouvant atténuer leur situation précaire.