Implanté à la sortie ouest du chef-lieu de wilaya, le projet de l’Ecole régionale des beaux-arts d’Oum El Bouaghi, dont le revêtement extérieur est en verre, ne dispose d’aucun signe ou sculpture artistique extérieurs le définissant comme structure culturelle, voire des beaux-arts.
Le projet, dont l’inscription date de septembre 2013, pour une autorisation de programme initiale de 140 milliards de centimes, et de 250 milliards centimes actuellement, comptabilise une consommation de crédits de 67 milliards de centimes.
Déplorant énergiquement le suivi jugé bâclé du bureau d’études, en raison de l’éloignement des ateliers du siège de l’Ecole régionale des beaux-arts, lors de sa dernière tournée d’inspection des projets structurants, le chef de l’exécutif de la wilaya d’Oum El Bouaghi, qui a instruit les responsables à procéder à la résiliation du marché avec le bureau d’études assurant le suivi du projet en question, a aussi ordonné l’entame de la réalisation de la clôture de la structure par l’entreprise réalisatrice, tout en chargeant les responsables des équipements publics de suivre rigoureusement les travaux sur le terrain. Cela étant, le chef de l’exécutif s’est enquis aussi de l’état d’avancement des travaux du projet du théâtre de plein air du chef-lieu de wilaya. Ce dernier dont le coût global est estimé à 538 621 247,13 DA, comptabilise un montant des travaux lancés de l’ordre de 344 630 541,13 DA et celui des travaux non encore lancés de l’ordre de 193 990 706 DA. En outre, il disposera d’un espace de théâtre de verdure, d’une galerie d’exposition et d’une salle de spectacles. Alors que l’enveloppe nécessaire pour l’achèvement et l’équipement de la structure est estimée à 13 milliards de centimes par le bureau d’études chargé du suivi, le chef de l’exécutif a déploré énergiquement l’incompatibilité du projet avec le milieu dans lequel il a été implanté (entouré de plusieurs structures en milieu urbain, en plein centre-ville, non loin de la grande artère Houari-Boumediène.
Néanmoins, le chef de l’exécutif a insisté sur la nécessité de l’achèvement de la structure qui viendra à point nommé enrichir le secteur culturel en matière d’infrastructures, car le théâtre de plein air jouxte la bibliothèque principale de la lecture publique Malek-Benabi, avec laquelle il pourra constituer un complexe culturel.