La ville d’Aïn Beïda, la plus grande agglomération de la wilaya d’Oum El Bouaghi, a toujours fait face au problème du logement en raison de la demande sans cesse croissante, particulièrement depuis la décennie noire. Car cette dernière a contraint les populations de bourgades et agglomérations environnantes à un exode rural massif pour venir s’installer à Aïn Beïda.

Devant cet état de fait nécessitant la réalisation de nombreux logements, les pouvoirs publics n’ont ménagé aucun effort pour faire bénéficier cette grande et ancienne daïra de programmes de logements de diverses formules (Logements sociaux locatifs, promotionnels, ruraux). Depuis plus de deux décennies des milliers de logements ont permis à des centaines de citoyens de bénéficier d’un toit et les programmes se poursuivent. Cependant, cela ne va pas sans les entraves rencontrées par certains projets de réalisations de logements.
L’exemple de l’implantation, par l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) de la wilaya d’Oum El Bouaghi, du projet de construction de 600 logements publics locatifs (LPL) à la cité Bouakouz, un ex-bidonville.
L’assiette destinée à accueillir cet important projet, afin d’atténuer quelque peu la forte demande du logement enregistrée au niveau de cette grande agglomération, est squattée par des personnes activant dans la fabrication de matériaux de construction, en l’occurrence le parpaing, alors que la nature juridique du terrain fait état de propriété domaniale selon des sources concordantes. Alors que l’initiative de création d’une nouvelle cité dans les lieux est plus que louable, puisque le côté nord est complètement saturé, faute d’assiettes foncières, voilà que des ateliers illégaux sont implantés sur des terrains d’utilité publique !
Cette situation est incompatible avec les efforts consentis par les pouvoirs publics pour répondre aux besoins des administrés, d’autant plus qu’il y a quelque temps, un projet de réalisation de 590 unités de logements de même type au niveau de l’autre ex-bidonville Fallity a été lancé.
Enfin, devant cette situation, l’intervention des pouvoirs publics demeure impérative pour libérer le terrain de ces marchands de parpaing récalcitrants s’opposant illégalement à la réalisation d’un projet social sur un terrain public d’autant plus que toutes les mesures et procédures nécessaires ont été entreprises par le promoteur public, l’OPGI.