Au moment où le mouvement populaire Hirak se poursuit depuis près de six mois pour le départ du système et la «Issaba» qui a gangrené les rouages de l’Etat et mis à sac l’économie du pays et la concrétisation d’une réelle démocratie d’un l’Etat de droit, la liberté de la presse et autres, certaines pratiques et réflexes dignes de l’ère du parti unique semblent persister. Et pour cause, la corporation ne bénéficie pas de la considération nécessaire au vu des efforts qu’elle déploie, particulièrement lors de certains événements et cérémonies officiels. Pis, elle demeure le dernier souci de certains responsables. Pas moins de trois cas de marginalisation vécus dernièrement par les correspondants locaux de la presse expliquent amplement cette situation. Les correspondants locaux accrédités, invités pour la couverture de la visite du ministre de l’Energie dans la wilaya, n’ont pas été destinataires du programme de la visite alors qu’il était disponible chez tous les invités dans les lieux d’accueil, en l’occurrence la résidence secondaire de la wilaya. Les journalistes et correspondants qui voulaient assurer la couverture de l’installation du nouveau recteur de l’université Larbi-Ben Mhidi se sont vus refuser également l’accès par les responsables, au motif que la presse n’était pas concernée, exception faite pour la radio ! Invités jeudi 8 août 2019 pour assurer la couverture du Conseil de wilaya élargi, au niveau du Cabinet, les journalistes n’ont même pas trouvé de place où s’asseoir parce qu’on n’a même pas pensé leur réserver une place spéciale «Presse», comme l’exige le protocole. Tout cela explique le peu d’intérêt accordé à la corporation qui, pourtant, ne cesse de faire parvenir l’écho des zones les plus lointaines de la wilaya à toutes les régions du pays. Enfin, cet état de fait dénote de la persistance des anciens réflexes de l’ère du parti unique, au demeurant très difficiles à anéantir chez les adeptes de la pérennité du système et ceux qui s’opposent à tout changement basé sur la liberté de s’exprimer, l’Etat de droit. n