A l’instar de nombreuses régions du pays, la wilaya d’Oum El Bouaghi vit, ces derniers temps, sous une chaleur suffocante avec un mercure avoisinant plus de 40 degrés.

Cette situation ne va pas sans apporter son lot de soucis et préoccupations quant à la disponibilité de l’eau. Ce liquide vital, qui n’était pas au rendez-vous le jour de l’Aïd
El Adha, le matin particulièrement lors de l’accomplissement du sacrifice, une opération exigeant de l’eau pour l’hygiène et la prévention des risques de pathologie ou contamination, est venu encore une fois soulever la colère des citoyens des quartiers et cités de ces deux importantes agglomérations de la région ouest de la wilaya. Afin de dénoncer la situation, ces derniers ne sont pas allés avec le dos de la cuillère pour bloquer la route à la sortie nord de Aïn Mlila en direction de Constantine, à proximité du siège de la subdivision de l’hydraulique, et exprimer leur ras-bol et exiger la présence des responsables.
Dans ce sillage, des promesses ont été avancées par un responsable de l’ADE, quant à entreprendre l’approvisionnement des quartiers de la ville de Aïn Mlila par parcimonie tous les deux jours jusqu’à la fin de l’année, où le problème de l’AEP sera réglé définitivement. Les protestataires se sont dispersés pour permettre à la circulation routieré de reprendre normalement.
D’autre part, des citoyens de Aïn Kercha,
40 kilomètres à l’ouest d’Oum El Bouaghi, ont bloqué tôt mercredi la route à la sortie est de la ville sur l’axe Aïn Kercha -Aïn Fakroun, pour protester aussi contre la pénurie d’eau. Il importe de rappeler que la wilaya d’Oum El Bouaghi abrite le barrage bassin d’Ourkis (sud de Aïn Fakroun) qui permet normalement d’approvisionner en eau potable à partir des grands transferts du méga barrage de Beni Haroun pas moins de 5 agglomérations, Aïn Kercha, Aïn Mlila, Aïn Fakroun, Oum El Bouaghi,Aïn Beïda. n