La wilaya d’Oum El Bouaghi vit, depuis vendredi dernier, au rythme des us et traditions chaouies dans le cadre de la commémoration du Nouvel an amazigh 2971/2021. Se voulant significatives et dignes de l’événement et de son impact socioculturel spécifique au riche patrimoine amazigh, les festivités, initiées par l’Organisation nationale de la promotion du tourisme et de l’artisanat traditionnelle (Oaptat), en collaboration avec la Direction de la culture et des arts et la Chambre de l’artisanat traditionnel et des métiers de la wilaya d’Oum El Bouaghi, ont été marquées par l’organisation d’un concours national du meilleur plat de couscous avec la participation du secteur de la formation professionnelle et des œuvres universitaires.
«Le couscous, un plat nous réunissant» est le signe de la manifestation culturelle de ce nouvel an amazigh Yennayer, qui coïncide avec la classification de ce plat national dans la liste des patrimoines culturels immatériels de l’humanité par l’Unesco.
Débutée le vendredi 8 janvier pour s’étaler jusqu’au 12 du même mois, elle a été clôturée par la cérémonie d’évaluation du concours du meilleur de couscous, rehaussée par la présence du jury composé de chefs connus, à l’exemple de Hakim Selmoune, Nacéra Fassih et Amine Ferkani.
Cela étant, diverses activités ont été programmées par les organisateurs, notamment une opération de reboisement dans la commune rurale de Djazia et une sortie avec les étudiants et les amateurs de tir et de chasse au mont Aïn Ouahch, dans la même commune dépendant de la daïra de Dhalaa (extrême sud-est de la wilaya). La préparation traditionnelle du fameux couscous et sa dégustation ont eu lieu sous le rythme de chansons et de poésies amazighes. Des projections de vidéos, des tables rondes autour de l’histoire, de la culture et du patrimoine amazighes ont été animées au niveau de l’annexe d’Oum El Bouaghi du musée El Moudjahid. Enfin, les festivités de commémoration du Nouvel an amazigh Yennayer ont été clôturées à la Maison de la culture par la cérémonie d’honneur pour le ou les lauréats du concours du meilleur plat de couscous.
Faisant partie de la valorisation du patrimoine culturel, voire de la mémoire collective, l’initiative entreprise par l’Optat de commémorer le Nouvel an amazighe est plus que louable, parce qu’elle donne un cachet particulier à l’évènement en valorisant le plat du couscous classé parmi le patrimoine mondial. Ce dernier n’est pas seulement un plat à manger, mais une tradition culturelle ancrée depuis de nombreux siècles chez les familles algériennes qui ne manquent pas de créativité pour sa préparation, selon les régions du pays, lors des diverses cérémonies.