Les citoyens de Aïn Babouche (9 kilomètres au nord-est du chef-lieu de wilaya) parmi lesquels des élus de l’Assemblée populaire communale (APC) de la même ville ont observé, ce dimanche matin, un mouvement de protestation devant le siège du Cabinet de la wilaya d’Oum El Bouaghi pour exiger une enquête approfondie et faire la lumière sur le décès de L. Tiab, 58 ans, président de l’APC.
Les manifestants ont interpellé le ministre de la Justice et le Président de la République pour «punir» les auteurs de la mort de l’élu, connu pour son tempérament calme.
Le fils du défunt présent parmi les manifestants a fait part du droit de la famille à connaître les tenants et les aboutissants de la mort de leur proche, alors qu’il fournissait des efforts pour que l’équité et le droit règnent lors de la distribution des logements sociaux.
Des manifestants ont même exigé le départ des responsables, notamment le chef de l’exécutif et la chef de daïra. La mort de l’élu a secoué, jeudi matin 25 février 2021, la quiétude habituelle de la ville de Aïn Babouche. Le défunt, âgé de 58 ans, a été découvert, faut-il le rappeler, avec des brûlures du 3e degré au niveau du visage et de la poitrine, dans son bureau au siège de l’Assemblée populaire communale de Aïn Babouche.
Dans l’attente des résultats de l’enquête, des spéculations sur les réseaux sociaux font part d’une pression à l’encontre du P/APC, ces derniers temps, à cause de la liste des bénéficiaires des 140 logements sociaux locatifs à attribuer. Enfin, il importe aussi de rappeler que le ministre de l’Intérieur a présenté ses condoléances à la famille du défunt à travers un communiqué dans lequel il a rassuré cette dernière du suivi de près des investigations et de l’enquête approfondies diligentées par les services compétents pour élucider les circonstances de la mort pour lesquelles il tiendra informé l’opinion publique. <