Alors que plus d’une vingtaine de formations et d’indépendants ont retiré les formulaires de candidature pour les élections législatives du 4 mai 2017, selon des sources concordantes, l’heure est à la mobilisation au niveau des commissions électorales et collecte de signatures pour les éventuels candidats au Parlement.

Si une effervescence électorale est enregistrée quelque peu au niveau des états-majors de certaines formations politiques, à l’exemple du FLN et du RND, du côté des citoyens, l’indifférence est presque totale au vu de l’absence de débats passionnés dans les lieux et places publics comme les cafés maures et autres. Est-ce une période d’observation pour les citoyens afin de se donner le temps de réflexion nécessaire au choix du candidat dont le profil leur convient ? Cela étant, des sources concordantes font part du dépôt de candidatures de nombreux jeunes au sein des formations politiques dans l’espoir de décrocher un poste au Parlement. Les formations animant la scène politique dans la wilaya d’Oum El Bouaghi sont le FLN, RND, Front Moustakbel, MSP, MPA, FFS, Khat El Acil et les indépendants. Si, pour l’ex-parti unique, sur les 8 députés sortants 6 veulent rempiler un second mandat ainsi qu’un ex-mouhafed et sénateur, au RND, c’est plutôt le suspense après les spéculations qui ont circulé sur la candidature du ministre de l’Industrie et celle de l’ex-secrétaire d’Etat à la jeunesse. Le front El Moustakbel du Dr Belaïd mise sur la jeunesse et les intellectuels, puisque des sources concordantes font part d’un ingénieur en génie civil, expert foncier, comme tête de liste avec d’autres jeunes cadres, médecins et autres. Du côté du MSP, des sources crédibles font part de la candidature de l’imam de la mosquée Okba Ibnou Nafaâ, du chef-lieu de wilaya, alors que pour la formation du MPA de Amara Benyounès, l’on cite la candidature de Sabri Ali, membre de l’APW et ex-DEC du chef-lieu de wilaya. 

Pour ce qui est du parti du défunt Aït Ahmed, le candidat à l’APN sera celui de son fief habituel Aïn Kercha. Il importe de rappeler que la scène politique dans la wilaya d’Oum El Bouaghi a été toujours animée par la rivalité entre le FLN et son frère ennemi le RND qui se partagent ainsi les Assemblées élues (APC, APW). Ces deux formations présentes dans toutes les communes de la wilaya ont toujours exploité l’atout du tribalisme qui fait rage à chaque consultation électorale, et qui finit toujours par permettre à des opportunistes et des médiocres de se frayer un chemin.
Le rajeunissement prôné par de nombreuses formations politiques dans leurs discours semble destiné à la consommation, sinon comment expliquer que la majorité des députés de l’ex-parti unique veulent briguer un second mandat, alors que les citoyens ne connaissent pas du tout certains d’entre eux pour ne les avoir jamais vus. En tout cas, la balle demeure dans le camp des électeurs quant au choix judicieux du candidat censé les représenter.