D’Oum El Bouaghi, Kader M.
La maison de la culture Nouar-Boubekeur du chef-lieu de wilaya d’Oum El Bouaghi a vécu, du 27 au 29 octobre, au rythme du septième art avec la première édition des «Journées nationales du film du patrimoine».
Organisée par l’Association algérienne du patrimoine, tourisme et artisanat traditionnel (OAPTAT), la manifestation culturelle, première du genre à Oum El Bouaghi, a été «une réussite totale» de l’avis des participants et pas des moindres, à l’exemple du réalisateur de «Hizia», Mohamed Hazourli, l’actrice Nidhal El Djazaïri, Smaïl Soufi, le scénariste, et l’artiste Abdelaziz Benzina.
Venant à point nommé mettre en exergue le film du patrimoine et les potentialités des jeunes réalisateurs, selon les témoignages d’acteurs et de férus de cet art, le jury de la manifestation, placée sous le signe «Le patrimoine, atout touristique et économique», a sélectionné 19 films ( courts métrage) traitant du patrimoine diversifié de l’Algérie, réalisés par des jeunes talents venant de pas moins de 13 wilayas, Tizi-Ouzou, Relizane, Annaba, Biskra, El Bayadh, Naama, Tissemsilt, Oran, Aïn Témouchent, Tlemcen, Adrar, Mostaganem et Msila.
L’objectif de cette manifestation est de «dynamiser et de faire la promotion du patrimoine algérien à travers le film, le cinéma et l’image, de manière générale, mais aussi d’encourager les adeptes du cinéma du patrimoine à créer des start-ups dans ce domaine», a déclaré à cette occasion M. Salhi, président de l’OAPTAT, organisatrice de l’événement.
Des ateliers de formation dédiés au maquillage du cinéma, à l’écriture du scénario du court métrage, au décor, à la bande sonore ont été mis en place pour la circonstance en faveur des étudiants poursuivant le cycle de communication et des amateurs du cinéma.
Appréciant l’initiative de l’OPTAT envers le patrimoine, le réalisateur de «Hizia» n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour déclarer que «du local, on se projette dans le mondial», ajoutant avoir «débuté mon itinéraire cinématographique avec le patrimoine populaire, tel Hizia».
«Notre présence, aujourd’hui à Oum El Bouaghi, n’est que reconnaissance du patrimoine et de l’authenticité de la valeur humaine. Nous devons être jaloux de notre patrimoine, car ce genre d’initiative redynamise la mémoire collective», a-t-il souligné.
Mettant en exergue l’importance de l’événement, Tarek Salhi a tenu à rappeler que cette initiative a été une occasion propice pour redynamiser la mémoire collective de l’oubli et valoriser ainsi ses richesses et diversités, voire son volet culturel. Il a indiqué que l’événement «a permis aussi de rencontrer la jeune élite, jalouse de son patrimoine culturel».
Il importe de rappeler aussi que Mourad Chouikhi, Directeur du Centre national du cinéma et de l’audiovisuel, a été honoré à l’occasion pour la participation à la réussite de l’événement qui a suscité la curiosité de l’assistance.
Enfin, pour une réussite de l’événement sur toute la ligne, c’en est une, d’autant plus que l’OAPTAT ne cesse, depuis sa création, d’œuvrer à persévérer quant à la valorisation, la promotion du patrimoine pour lequel elle a déjà organisé une manifestation culinaire «Concours national du plat de couscous», ainsi que le Festival du tourisme et autres événements. n